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sonoris causa

  • Appel aux artistes sonores rhonalpins

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    Après Sonoris Causa, je relaie à mon tour l'appel à participation lançé aux artistes sonores rhonalpins  par le blog Des arts sonnants.

    Constat
    Plus je défriche, ou tente de défricher, le paysage et les territoires des arts sonores, plus je suis étonné et séduit par sa complexité, sa richesse, son foisonnement créatif.

    Mais paralèllement, plus je rencontre des artistes, des opérateurs culturels, des élus à la culture, des publics, plus je mesure la difficulté de faire connaître ce secteur des arts sonores, qui pourtant semblerait avoir aujourd'hui le vent en poupe.
    La grande multiplicité des pratiques, des techniques, l'absence de réseaux structurés, de lieux de diffusion spécifiques, le manque de terrains de monstration dédiés, d'outils critiques et de repères historiques... beaucoups de ces constats contribuent finalement à une relative méconnaissance des arts sonores.

    Mobilisation

    Installateurs de tous crin, acousmates, bricophonistes, sculpteurs sonores, performeurs, plasticiens, spécialistes des réseaux, de la création sonore numérique, du net-art, de l'installations environnementale, programmateurs, commissaires et autres défendeurs des arts sonores, il est donc temps de nous rencontrer pour asseoir notre visibilité, tant auprès des institutions que du public.

    Questions de terrain
    Régulièrement, notamment sur des festivals, j'entends des questions récurentes qui, à défaut de trouver des solutions dans l'immédiat, posent un cadre de réflexion sur des pratiques en pleine évolution, pour ne pas dire en pleine ébulition.

    - Comment développer des réseaux où les arts sonores seront reconnus dans leurs spécificités, en tenant des courants transdisciplinaires qui les alimentent et souvent les motivent ?
    - Où se produire, créer, faire de la médiation, démarcher ?
    - Quel(s) marché(s) pour quels arts sonores ?
    - Comment construire un état des lieux, des ressources, comme celles qui ont été mises en place par les secteurs de la musique, des arts plastiques ?
    - Faut-il constituer des collections, un fond d'oeuvres sonores emblématiques, pourquoi comment et sur quels critères ?

    Voici, de façon non exhaustive, une première série de questions que j'ai pu relever,  de la part des artistes, collectifs, mais aussi des opérateurs culturels.


    Réponses et outils ?
    Trouver des réponses, ou tout au moins construire des axes de réflexion qui tendraient à développer des outils de médiation, me semble passer dans un premier temps par la rencontre d'acteurs de terrain.
    Ces outils auraient pour principale fonction de contribuer à une reconnaissance des arts sonores, de façon à les présenter comme des pratiques spécifiques en regard des arts plastiques, numériques, musicaux, dans des segments culturels particuliers et avec des  marchés  propres.


    Premier constat
    La Région Rhône-alpes est un vivier intéressant pour les arts sonores, de par la quantité d'artistes, et la diversité des pratiques que l'on y rencontre.

    Des moyens et des stratégies
    Cette région pourrait servir de ballon d'essai pour entamer des rencontres, des travaux de réflexion, afin d'étendre cette démarche à tout le territoire français,  d'échanger dans la continuité avec nos voisins européens mais également avec de nombreux pays du Monde.

    Des moyens et des stratégies
    Il convient pour ce faire de trouver des relais, des soutiens, au sein des institutions culturelles publiques et privées, des collectivités territoriales, des chercheurs, pour amorcer ces démarches, et réfléchir aux formes possibles des moyens d'action (
    état des lieux, ressources, colloque, symposium, journées de médiation, de présentation, d'action... ou toutes autres formes restant à inventer).

    Participation collective
    Et ici, il faudrait que nous, artistes, chercheurs et opérateurs culturels, entamions un débat en interne pour à la fois recueillir des avis sur le bien fondé (ou non) de cette démarche, sur les moyens que chacun envisagerait, mais peut-être tout simplement sur le fait de se faire connaître, de présenter nos pratiques, nos propres territoires sonores...

    L'appel à contribution est donc lancé, via le canal de ce modeste blog qui, bon an mal an, tente de cerner et de défendre les arts sonores danns toute leur diversité.

    Merci par avance d'avoir consacré quelques minutes à la lecture de cet article, et mieux encore d'amener de l'eau au moulin par votre participation.


    A vos plumes électroniques...