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Sonorités en tous genres

  • Jardins sonores

    La Borie

    Un peu par hasard, j'ai découvert cet été les Jardins sonores de La Borie, dans le Limousin. J'ai été emballé par ce très beau lieu de création pour la musique et les arts du son, qui a ouvert ses portes le 1er juin 2013. Ce jardin qui s'étend sur 14 hectares, non loin de la commune de Solignac, à 4 km de Limoges,  a été conçu par 10 artistes sonores: Louis Dandrel, Emma blanc, Patrick Rimoux, Jean-Luc Thomas, Gilles Valette, Pierre Lagedamon, Gérard Borde, Pierre Perraud, Isabelle Depret-Bixio. En se promenant, on découvre, fondu dans une végétation émergente et choisie, diverses sculptures sonores : orgue à eau, percussions aquatiques, carrousel à eau, gueuloir, ... L'ensemble est attrayant, mais malheureusement, les machines ne fonctionnent pas toujours correctement. Après discussion avec la personne responsable des entrées, il semble que ces petits dysfonctionnements seront très vite corrigés. On se prend à rêver à ce que ces jardins deviendront dans quelques années, après des heures d'arrosage et de soins : une jungle sonore  organisée où il fera bon se promener, tous les sens en éveil !

    La Borie

    La Borie

  • Tricks #6

    Ingo Insterburg

    Ingo Insterburg

    Le N°6 de Tricks, nouveau show musical de Tracky Birthday et Hasi International sur Arte, est consacré aux instruments bidouillés. On y trouve du circuit bending et des instruments légumes, avec le Vegetable Orchestra. Le coeur de l'émission est consacré à Ingo Insterburg, comique, chanteur et multinstrumentiste. présent sur le plateau, il présente quelques-uns de ses créations : la harpe dont le cadre est une lunette de WC ; une guitare et un violon construits à partir de noix de coco, un saxophone en tuyau d'évacuation de machine à laver. Une fois de plus, le choix des artistes et des instruments n'est pas neutre. C'est l'aspect pittoresque et anecdotique qui a été privilégié. Ce qui ne veut pas dire que les créations présentés soient sans intérêt, mais qu'il aurait été intéressant de montrer en parallèle des objets sonores plus élaborés. je pense par exemple aux installations de Pierre Bastien ou de Frédéric Le Junter, ainsi qu'à l'OMNI ou à la Stretch Machine de Patrice Moullet, comme cela avait été le cas lors de l'émission spéciale Tout va bien dans mon son  sur Direct 8 à laquelle j'ai participée.

    Vegetable Orchestra

    The Vegetable Orchestra

    Comme il semble que le code embed ne fonctionne pas, pour voir la video de Tricks, il suffit de cliquer ici.

  • Cymatique

    Alexander Lauterwasser

    Pour faire suite à la note consacrée à l'artiste Stéphane Dubois, voici quelques images des recherches d'Alexander Lautewasser sur les formes générées par le son.

    Alexander Lauterwasser

    Alexander Lauterwasser

    Chladni, un chercheur de la fin du XVIIIe siècle, a été le premier à soumettre une plaque de verre recouverte de sable à des vibrations, montrant ainsi que les sons peuvent créer des figures. En reprenant ces expériences, j’ai constaté qu’une plaque elliptique soumise à des vibrations sonores données permet de reproduire des figures qu’on trouve sur la carapace d’une tortue. On répand du sable sur une plaque puis on soumet celle-ci à des vibrations de différentes fréquences. Les grains de sable s’agencent différemment selon la hauteur du son, formant de nouvelles figures. J’ai pu ainsi constater par moi-même que les oscillations et les sons peuvent effectivement donner naissance à des figures et donc que les vibrations et les rythmes jouent peut-être un rôle essentiel dans le développement des formes qu’on rencontre dans la nature. Comme le sable, l’eau prend aussi des formes extraordinaires lorsqu’elle est soumise à des vibrations. Rien qu’avec une goutte d’eau, on voit déjà très bien que les vibrations entraînent différentes déformations de l’eau. On dépose une goutte d’eau dans la coupe, puis on la soumet à des vibrations à l’aide d’un générateur de fréquences et d’un transducteur acoustique. Immédiatement, on constate que des déformations magnifiques se produisent au sein de la goutte d’eau dans un mouvement rythmique très oscillant. Le phénomène de déformation d’une goutte d’eau par des sons est également fascinant. Une vibration verticale, même de très faible intensité, provoque une déformation polaire de type élévation- dépression au centre de la goutte. Mais sa forme générale reste parfaitement ronde grâce aux tensions de surface. On voit bien la montée et la descente. Une petite bulle d’air s’est même formée. Cela indique que l’intérieur de la goutte est soumis à d’autres mouvements, totalement différents de ceux qui s’exercent à la surface.
    Il est intéressant de noter qu’en modifiant la fréquence, on modifie les figures géométriques qui se forment au gré des oscillations de la goutte.Les figures qui apparaissent à la surface sont caractérisées par le chiffre 4. Si l’on soumet l’eau à différentes hauteurs de sons, on constate que chaque hauteur engendre des figures géométriques totalement différentes. On voit ici des déformations caractérisées par le chiffre 5. Il y a toujours deux phases : dans la première, la pointe monte, dans la deuxième, elle descend. Mais l’ensemble suit toujours une figure en cinq temps. On peut générer des figures à différents temps selon la hauteur et la fréquence. Si l’on observe le même phénomène non plus d’en haut, mais de côté, on constate que les montées et les descentes de l’enveloppe correspondent aux différentes formes que prend la goutte d’eau. On voit bien que l’élévation centrale se forme aux oscillations descendantes paires et les élévations latérales aux oscillations impaires. Ce n’est pas un agencement synchronisé mais une alternance rythmique. Les vibrations mécaniques et les déformations ne sont pas synchronisées.
    Voici une déformation très spectaculaire. La goutte commence par osciller de manière irrégulière puis prend soudain une forme hexagonale magnifique. Une règle fondamentale : plus le son est haut, plus les figures qu’il engendre sont complexes et différenciées.Cette déformation est unique. Jusqu’à présent, je n’ai encore jamais pu la reproduire. La goutte a d’abord vibré de manière irrégulière. Je pensais que ça ne donnerait rien d’intéressant puis quelque chose d’exceptionnel s’est produit. La goutte s’est allongée et a pris une forme qui rappelle beaucoup la structure des invertébrés. D’autres tableaux d’une beauté toute contemplative se forment lorsqu’on soumet une coupelle entièrement remplie d’eau à des vibrations sonores. Une caméra placée au-dessus de la coupelle a permis d’enregistrer les images suivantes.

    Alexander Lauterwasser

    Alexander Lauterwasser

    On le voit encore ici : la figure se forme très lentement par pulsation. On distingue différents segments de spirale et l’ensemble suit un mouvement complexe. On voit ici à quel point il est difficile d’obtenir une figure symétrique parfaitement ronde. On est toujours obligé de moduler l’intensité et la fréquence, en fonction de la quantité d’eau, avant d’obtenir une figure aux oscillations régulières. On peut reproduire ce phénomène à l’aide des sons émis par un générateur sinusoïdal, mais aussi avec de la musique. Ces images-là sont les plus fascinantes et les plus vivantes parce que les figures changent à chaque seconde. Après avoir constaté que la magnifique carapace de cet animal présente de nombreuses similitudes avec les figures classiques de Chladni, on peut se demander si le monde lui-même, ses formes et ses figures n’ont pas été créées par des vibrations et des oscillations sonores, comme de nombreux mythes d’un peu partout le racontent. "La morphogenèse et les vibrations sonores ”, voire “ la musique ” ferait un sujet de recherches passionnant.

    Alexander Lauterwasser

     

     

  • Figures de Chladni

    acoustique,ernst florens friedrich chladni,plaque sonore

    Au préalable de toutes les recherches contemporaines autour des plaques sonores, impossible de ne pas citer le nom d'Ernst Chladni. Ernst Florens Friedrich Chladni, né le 30 novembre 1756 à Wittenberg, mort le 3 avril 1857 à Breslau, est un physicien allemand qui étudiait expérimentalement les vibrations de plaques en les saupoudrant de sable fin.

    acoustique,ernst florens friedrich chladni,plaque sonore

    acoustique,ernst florens friedrich chladni,plaque sonore

    Il obtenait ainsi des figures acoustiques auxquelles son nom est associé aujourd'hui.

    acoustique,ernst florens friedrich chladni,plaque sonore

    A la suite des travaux de Chladni, cette traduction du son en images a donné lieu à de nouvelles recherches, synthétisées par Hans Jenny sous le nom de cymatique.

    acoustique,ernst florens friedrich chladni,plaque sonore

  • Music Tic Tac

    En attendant des mets plus roboratifs, et pour faire suite à l'album consacré aux hommes-orchestres, voici un exemple de ce qu'on peut faire avec quelques boîtes de tic-tac.

  • Machines à bruits

    Luigi Russolo

    Luigi Russolo

    Bien avant les machines à bruits du regretté Alain de Filippis et peu de temps après les Intonarumori (en italien littéralement « joueur de bruits)», machines sonores du futuriste italien Luigi Russolo, les premiers bruiteurs de théâtre ou de cinéma ont utilisé d'ingénieuses machines à bruits dont voici quelques exemples. En bonus, des machines sonores vues par un enfant.

     Alain de Fillipis,harpophone

    Harpophone d'Alain de Fillipis. Dessin de Vincent Brunot

    machine à tonnerre

    Machine à tonnerre par agitateur de morceaux de bois qui s'entrechoquent

    machine à tonnerre

    Ce chariot à tonnerre est classé à l'inventaire des théâtres pour son ancienneté et sa sophistication. Rempli de sable, on le faisait rouler à vive allure sur le plancher pour que ses roues crantées reproduisent le bruit du tonnerre. © L'Internaute Nantes / Nathalie Favreau

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    Dessin d'enfant (pédagogie Freinet)




    Machine à bruits


     

  • Joueur de cuillère

    En guise d'interlude, voici deux courtes vidéos (merci Klimperei) sur lesquelles le musicien sud-africain Hannes CoetzeThe TeaSpoon Slide Guitarist, se livre à un jeu de slide guitar  peu courant. 

  • Audiphone

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    En ce début d'année, j'ai décidé de lever le voile sur un mystère qui intrigue plus d'un lecteur de ce blog. Je veux parler de la gravure qui me sert d'avatar sur laquelle on peut voir un homme de profil portant à ses lèvres un long cône de carton. Beaucoup se sont interrogés sur les fonctions précises de cet objet. Il s'agit en fait d'un audiphone, premier appareil acoustique inventé en 1879 par Richard Rhodes et amélioré par Colladon en 1880.

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    Il se compose d'une mince feuille de caoutchouc durci  ou de carton épais, maintenu recourbée par des cordons de tension, que l'on place à côté des dents à travers lesquels les vibrations sonores sont transmises au nerf auditif sans passer par l'oreille externe. En 1900, c'était un appareil acoustique qui permettait aux personnes sourdes de percevoir le son. Plus tard, des versions améliorées de l'appareil ont vu le jour, comme on peut le voir sur les photos ci-dessus et ci-dessous. A la même époque d'autres appareils acoustiques ont été inventés, notamment le Dentaphone, mis au point par T.W. Graydon en 1880. Bien que ces appareils ne produisent pas de son mais servent au contraire à le percevoir il m'a semblé intéressant de les présenter au vu de leur intérêt tant historique que photographique. Pour ceux que le sujet intéresse, d'autres images à découvrir dans le nouvel album "Audiphone" à découvrir sur ce blog.  Pour plus d'infos sur les Audiphones, on lira avec profit le N° 350 de la revue La Nature datée du 14 février 1880, à consulter ici.

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  • Botaurus Stellaris

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    Plus trop le temps d'écrire pour ce blog en ce moment, fin d'année oblige. Aussi, mes notes à venir seront-elles un peu plus espacées. Celle du jour concerne un duo français à l'intitulé surréaliste, Les Butors Etoilés, au sein duquel officient Jean-Claude Gagnieux, créateur d'instruments et de machines sonores venu des arts plastiques, et Maël, venu de la scène rock alternative. Les deux acolytes jouent sur instruments traditionnels et inventés et  pratiquent  le chant circulaire et le chant de gorge. Ils créent des musiques qualifiées de sub-musiques voire du joli intitulé de lingeries vocales et instrumentales, et se placent sous la double influence de Louis Scutenaire et de Marshall McLuhan. Du premier, ils retiennent cette citation : Que chacun reste chez soi! Les Maoris au Groenland, les Basques en Éthiopie, Les Peaux-rouges en Nouvelle-Guinée, les Picards à Samoa, Les Esquimaux à Bratislava, les Papous en Wallonie et Les Celtes en Sibérie. Et du second, celle-ci :  Toutes les formes électriques ont une action décentralisatrice qui tranche sur les formes mécaniques antérieures comme une cornemuse dans un orchestre symphonique. 

  • Orchestre de légumes

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    L'autre facette de la musique végétale concerne les instruments fabriqués directement à partir de végétaux, dont j'ai déjà eu l'occasion de parler à plusieurs reprises ici-même. A côté des troubadours de la musique de légumes que sont Pascal Gayaud et Eric van Osselaer existe aussi un véritable orchestre végétal, le Vienna Vegetable Orchestra, qui vient de publier son deuxième cd, Automate.

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  • Musique végétale

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    Dans les années 70, on rencontrait quelquefois chez les disquaires des enregistrements étranges aux titres évocateurs : De la musique pour enchanter vos plantes, Music for Grow Plants, Mother's Earth's Plantasia... ou plus près de nous l'album concept de musique électronique édité par F Communication, Musique pour les plantes vertes.
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    Des études, sérieuses ou mystificatrices, semblaient prouver que certaines plantes étaient sensibles à la musique et que leur croissance se trouvait modifiée par la qualité des musiques diffusées. Ainsi, les plantes qui avaient "écouté" du Mozart poussaient mieux et plus vite que d'autres à qui on avait fait entendre du rock. Certains musiciens actuels ont repris à leur compte cette théorie. Ainsi l'artiste new-yorkais Peter Coffin a présenté en 2007 à Paris au Palais de Tokyo Musique pour plantes vertes. Dans cette installation, des instruments sont laissés à disposition du public et de musiciens dans une serre remplie de plantes vertes.

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    Le physicien Joël Sternheimer, qui, dans les années soixante, connût son heure de gloire comme chanteur sous le pseudo d' Evariste, a développé une théorie  interessante à ce sujet : Lorsque les plantes "écoutent" la mélodie appropriée, les ondes acoustiques sont transformées "microphoniquement" en ondes électromagnétiques elles-mêmes sources "d'ondes d'échelle", et elles se mettent à produire la protéine spécifique à cette mélodie. D'où la création du mot-valise "protéodie" que l'on pourrait traduire par "musique des protéines". A l'inverse, depuis quelques années, grâce à l'arrivée des technologies informatiques, des recherches ont été menées pour  traduire en sons la structure interne des plantes et donner à entendre la "musique des plantes". Ainsi le duo Scénoscome a créé Akousmaflore,  installation intégrant des végétaux sonores et interactifs, qui sera présentée au Théâtre de l'Agora d'Evry du 6 au 22 novembre 2008. Plus d'infos sur la musique et les plantes ici et .

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  • Concert de baisers

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    Un compositeur français, Nicolas Frize, s'est lui aussi intéressé à la musique des corps ou body music. Il a écrit plusieurs oeuvres pour  instrumentariums vivants, tels Concert de baisers pour 300 instrumentistes du baiser, donné en 1983 dans la Cour du Palais Royal à Paris lors de la Fête de la musique, ou Le chant de la chair pour deux percussionnistes et cent interprètes, créé en 1995 à l'auditorium des Halles à Paris. Cette dernière pièce poursuit  les investigations sur les sources musicales et la recherche sur les objets sonores. Elle est dédiée aux sons de la peau : frappes de doigts, de paumes, de poings, de mains, frottements et frôlements, l'ensemble du corps est mobilisé, des régions les plus osseuses aux plus profondes.

    Ne cherchez pas chez votre disquaire (une espèce en voie de disparition !) un enregistrement de Nicolas Frize, vous n'en trouverez pas ! A l'obsession de la trace qui caractérise l'expression actuelle du monde contemporain,  ce compositeur  privilégie la création vivante.

    Est-ce que la captation du présent, des signes, des faits, des objets, des idées..., la constitution de traces, leur conservation, documentation, organisation, valorisation, numérisation, consultation, est le seul acte de mémoire, de visibilité et de fixation historique !? Nous sommes aujourd'hui devant un grand enjeu social d'une construction différée ou médiatisée de notre culture générale ! Cette machinerie actuelle de l'objectivation et de l'objectification, cette passion narcissique pour l'auto anthropologie contemporaine mise en boîtes, ne passe t-elle pas à côté d'une dynamique de mémoire, immatérielle celle-là, et dont la responsabiblité en incomberait aux oeuvres, aux luttes, aux expériences et aux grandes actions collectives ? Serions-nous à ce point emportés dans le temps présent et fuyant, la digestion fulgurante et superficielle des vécus, serions-nous à ce point inopérans en matière de créations et de pratiques collectives, sociales, urbaines, esthétiques, idéologiques..., pour ne plus confier qu'aux archivistes et aux éditeurs nos capacités de construire de la permanence, de la rémanence et de la transmission historique ?  Nicolas Frize

    Concernant la création d'instruments, Nicolas Frize a entamé dans la Manufacture de Sèvres une première phase de conception et de construction d'un instrumentarium entièrement réalisé en porcelaine. Installé dans un pavillon de la Manufacture et travaillant en synergie étroite avec les personnels, le compositeur élabore des claviers, des chimes, des cloches, des instruments inattendus à cordes, à vent et surtout à percussions...en porcelaine ! Dans une seconde phase, il dédiera une oeuvre musicale à tous ces instruments et ces sonorités nouvellement créés, partition qui sera donnée en première mondiale dans la Manufacture en octobre 2008, par un ensemble de percussionnistes rassemblés pour l'occasion.

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     Un portrait de Nicolas Frize à lire ici

  • Imaginary Landscape N° 2

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    Bien avant tout le monde, John Cage avait compris que la musique est partout, même dans les objets les plus usuels (y compris les ressorts bien sûr). Dans une oeuvre composée en 1942, Imaginary Landscape N°2, la liste des objets utilisés est à ce sujet révélatrice de cette volonté d'élargissement de l'instrumentarium : boîtes de conserve en fer blanc réparties en trois sets ayant chacun cinq hauteurs de sons différents, une crécelle, une conque jouée comme une trompette, une sonnette de porte d'entrée, un "lion's roar", instrument censé imiter le rugissement d'un lion, un ressort d'amortisseur (du type de celui présenté sur la photo ci-dessus par exemple) amplifié par le bras d'un phonographe, une poubelle en métal, plus deux instruments plus classiques, une grosse caisse et un gong plongé dans l'eau au moment du jeu. Comme je n'ai pas d'extrait de cette pièce sous la main, voici à la place une vidéo d'une des oeuvres les plus fameuses de John Cage après 4'33 (1952), Water Walk, jouée en public en janvier 1960 par John Cage lui-même au cours d'une célèbre et populaire émission de télévision américaine, I've got a secret. Un grand moment musical et dadaiste, assez proche du passage télé de Frank Zappa trois ans plus tard sur Channel 5 pour la présentation de Bicycle for Two.

  • Five Steps in Abstract Bridge Theory

    Où l'on retrouve Emmanuel Rébus, mathématicien et musicien bien connu des amateurs de circuit bending dans une vidéo où les sons de plusieurs  ressorts, amplifiés par des micros piezo, sont prolongés et reliés à des plaques métalliques à la manière des instruments des Frères Baschet. (Merci Bloggie)

  • Cantan un Huevo

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    Des ressorts , on en trouve beaucoup dans la création de Peter Bosch et Simone Simons, Cantan un Huevo, dont la première version fût présentée en 2000  à Amsterdam. L’installation est composée de centaines de bouteilles, de verres qui - fichés dans les ressorts de neuf sommiers - sont mis en vibration par l’oscillation de plusieurs moteurs, produisant une musique très douce. “Lors d’une traversée que nous avons effectuée entre Kiel et Oslo, le bateau vibrait imperceptiblement. Les bouteilles et les verres s’entrechoquaient sur les rayonnages du magasin duty-free; l’effet était hallucinant. Une grande et belle vague a amplifié le mouvement et les sons, puis, la vague s’affaiblissant, les sons se sont éteints comme ils avaient commencé.”

     

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  • Olivier Toulemonde

    Dans la série ressort sonore, voici Olivier Toulemonde, compositeur et musicien qui a notamment développé une pratique d'improvisation à partir d'un ensemble électroacoustique composé de longs ressorts amplifiés. On peut découvrir ce projet en consultant le document pdf ci-joint et aussi en écoutant un extrait de "Empty Factory", enregistré en août 2008, ici.

  • Musique pour tables

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    Du body drumming à la musique pour tables, la distance est étroite. Dans la composition de Thierry de Mey, Musique de tables (1987),  trois percussionnistes disposant de tables pour seul instrument donnent vie à une oeuvre à mi-chemin entre musique et danse dans laquelle le geste à autant d'importance que le son auquel il est associé.

  • Bobby "Body" McFerrin

    Toujours dans le domaine des percussions corporelles ou body drumming, impossible de passer sous silence le grand Bobby McFerrin ("Dont worry, be happy !" c'est lui). Voici une courte vidéo où l'on peut découvrir l'étendue de ses possibilités vocales et percussives.