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Bruits de pages

  • Sans voix

    Yannick Lemesle,méli-melophone

    En attendant une video, voici quelques photos prises par Eliane Vauclare dimanche 2 juin à l'atelier cinq, Arles, lors de la lecture du récit sonore "Asonie" de Gérard Nicollet par Jacques Barville, mis en sons par Yannick Lemesle, méli-melophone, stylophone, live electronics, et Gérard Nicollet, générateurs de basse fréquence, buddha machine, gristleism, mantra machine, platines.

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    jacques barville

  • Un monde aphone

    récit sonore, Gérard Nicollet, Yannick Lemesle, Jacques Barville

    Dans le cadre du festival V.O.I.X. / Ecrits d'ici, dimanche 2 juin à 16h à l'atelier cinq, 5, rue Augustin Tardieu, 13200 Arles, lecture d'un récit sonore de Gérard Nicollet, lu par Jacques Barville, comédien, mis en sons par Yannick Lemesle, meli-melophone, stylophone, live electronics, et Gérard Nicollet, générateurs de basse fréquence, buddha machine, gristleism, mantra machine, platines, objets.

    Tout se déroule en silence. Le bruit de nos pas est étouffé, comme si nous marchions sur une épaisse couche de coton. Une brume imperceptible semble recouvrir l'atmosphère. Les sons y circulent peu, vidés de leur contenu par une machinerie aspirante.

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  • Boire la musique

    pianocktail,boris vian

    « - Prendras-tu un apéritif ? demanda Colin. Mon pianococktail est achevé, tu pourrais l’essayer.
    - Il marche ? demanda Chick.
    - Parfaitement. J’ai eu du mal à le mettre au point, mais le résultat dépasse mes espérances. J’ai obtenu, à partir, de la Black and Tan Fantasy, un mélange vraiment ahurissant.
    - Quel est ton principe ? demanda Chick.
    - A chaque note, dit Colin, je fais correspondre un alcool, une liqueur ou un aromate. La pédale forte correspond à l’œuf battu et la pédale faible à la glace. Pour l’eau de Selbtz, il faut un trille dans le registre aigu. Les quantités sont en raison directe de la durée : à la quadruple croche équivaut le seizième d’unité, à la noire l’unité, à la ronde le quadruple unité. Lorsque l’on joue un air lent, un système de registre est mis en action, de façon que la dose ne soit pas augmentée – ce qui donnerait un cocktail trop abondant – mais la teneur en alcool. Et, suivant la durée de l’air, on peut, si l’on veut, faire varier la valeur de l’unité, la réduisant, par exemple au centième, pour pouvoir obtenir une boisson tenant compte de toutes les harmonies au moyen d’un réglage latéral.
    - C’est compliqué, dit Chick.
    - Le tout est commandé par des contacts électriques et des relais. Je ne te donne pas de détails, tu connais ça. Et d’ailleurs, en plus, le piano fonctionne réellement.
    - C’est merveilleux ! dit Chick.
    - Il n’y a qu’une chose gênante, dit Colin, c’est la pédale forte pour l’oeuf battu. J’ai dû mettre un système d’enclenchement spécial, parce que lorsqu’on joue un morceau trop « hot », il tombe des morceaux d’omelettes dans le cocktail, et c’est dur à avaler. Je modifierai ça. Actuellement, il suffit de faire attention. Pour la crème fraîche, c’est le sol grave.
    - Je vais m’en faire un sur Loveless Love, dit Chick. Ça va être terrible.
    -Il est encore dans le débarras dont je me suis fait un atelier, dit Colin, parce que les plaques de protection ne sont pas vissées. Viens, on va y aller. Je le règlerai pour deux cocktails de vingt centilitres environ, pour commencer.

    Chick se mit au piano. A la fin de l’air, une partie du panneau de devant se rabattit d’un coup sec et une rangée de verres apparut. Deux d’entre eux étaient pleins à ras bord d’une mixture appétissante.
    - J’ai eu peur, dit Colin. Un moment, tu as fait une fausse note. Heureusement, c’était dans l’harmonie.
    - Ça tient compte de l’harmonie ? dit Chick.
    - Pas pour tout, dit Colin. Ce serait trop compliqué. Il y a quelques servitudes seulement. Bois et viens à table. »

    pianocktail,boris vian,voel martin

    Le pianocktail de Boris Vian dans "L'Ecume des Jours", vous connaissez ? Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous quelques notes en arrière avec en 2007  "Un pianocktail pour le réveillon", puis récidive en 2008 avec "Des pianocktails en veux-tu en voilà !", et pour finir en mars 2010 "Le retour du pianocktail". Jusqu'à aujourd'hui, on trouvait peu de videos de l'instrument sur la toile, jusqu'à ce que Jean-François Zygel n'ait eu la bonne idée d'inviter Voel Martin, de la Compagnie marseillaise La Rumeur, dans son émission La Boîte à Musique le 21 juillet 2011.

  • La musique en carton

    Max Vandervorst, pataphonie, lutherie sauvage

    Après "Lutherie sauvage" en 1997 et "Nouvelles lutheries sauvages" en 2006, après avoir longuement exploré les propriétés musicales ignorées du plastique, Max Vandervorst, le roi de la Pataphonie, est de retour avec "Instruments de musique en papier et carton" aux Editions Alternatives. La lutherie sauvage est un terme inventé par Max Vandervorst pour caractériser un genre de la lutherie, qui consiste à construire des instruments avec les moyens du bord, le plus souvent à partir d'obets du quotidien ou de récupération. Généralement en musique, le papier sert à inscrire les portées et les notes, et l'usage du carton se limite aux cartons perforés pour orgues de barbarie et instruments de musique mécanique.

    Max Vandervorst, lutherie sauvage

    Porte-voix

    Dans ce petit livre, Max Vandervorst va plus loin puisqu'il nous propose de fabriquer avec du papier et du carton de véritables instruments de musique.  Après une introduction rapellant la démarche de la lutherie sauvage et la présentation des différents types de carton , on rentre dans le vif du sujet avec les fiches techniques détaillées d'un grand nombre d'objets sonores allant de simples bruiteurs à des instruments plus élaborés.

    Max Vandervorst, lutherie sauvage

    Kazoo

     

    Parmi toutes ces petites merveilles, impossibles à citer en intégralité ici, voici un instrument choisi au hasard, à moins que ce ne soit grâce ou à cause de cette superbe photo.

    Max Vandervorst, lutherie sauvage, pataphonie

    Contrebasse

    Comme toujours dans ce genre d'ouvrages, on est un peu frustré de ne pas pouvoir entendre le son des instruments. On se dit qu'un petit cd d'accompagnement eut été le bienvenu. Seule solution, récupérer papier, carton, ciseaux et autres outils de bricolage et devenir à son tour luthier sauvage. Un moyen raffiné et peu couteux pour "interpréter une oeuvre classique, accompagner une chanson, ou égayer la vie d'une classe ou d'un bureau". Vous l'aurez compris, ce livre pionnier va très vite devenir indispensable aux musiciens, professeurs de musique, animateurs d'ateliers, luthiers en herbe, chercheurs de sons ou simples curieux.

    pataphonie,max vandervorst,lutherie sauvage

     

     

  • Gaston et la musique

    Gaston Lagaffe, gaffophone, André Franquin, bande dessinée

    Gaston Lagaffe est de retour ! Et même si les planches rassemblées dans ce nouvel album, "Lagaffe en musique", édité par Marsu Productions,  ne sont pas inédites, c'est toujours un plaisir de retrouver le roi des gaffeurs dans ses oeuvres, surtout si comme ici elles sont inventives et  musicales.

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    Le gaffophone est bien sûr à l'honneur mais on rencontre aussi des inventions moins connues (sauf des complétistes qui possèdent déjà l'intégrale des albums) comme le moteur à pistons et la porte à tambour.

    gaffophone,andré franquin,gaston lagaffe

    gaffophone,andré franquin,gaston lagaffe

    Antoine de Caunes s'est fendu d'une préface dans laquelle il explique que pour lui  " Le gaffophone, c’est le rock tel qu’il fut perçu quand il débarqua en France : comme un vent de panique... " et il ajoute "« Et Gaston, (…) c’est le pape du rock ». Pour moi, il serait plutôt le grand frère de la lutherie sauvage et de  la musique expérimentale. Les planches sont classées par ordre chronologique et ont été recolorisées par Frédéric Jannin. Une citation en relation avec la musique est placée en exergue. En cadeau, sur le site de l'éditeur, on peut entendre deux chansons inédites en relation avec Gaston Lagaffe, interprétées par Yvan Delporte : "La morue aux fraises" et "Les Papous".

    A l’occasion de la sortie de l'album "Lagaffe en musique", les lecteurs un peu musiciens peuvent envoyer leur version d’une des chansons (ou les deux) de Yvan Delporte (rédateur en chef de Spirou de 1956 à 1968), et les meilleurs reprises gagneront des ouvrages collector Gaston 1971 VO ainsi que de nombreux lots Pixi. Pour ce faire, envoyez vos MP3 à l'adresse concours@gastonlagaffe.com. Les gagnants seront avertis par email le 30 septembre 2012.

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  • L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet

    Reif Larsen, T.S. Spivet

    Hormis le fait que "L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet" de Reif Larsen est un roman absolument épatant à plus d'un titre, sa lecture me permet fort à propos d'alimenter à nouveau la rubrique "Bruits de pages", qui sommeillait doucement depuis un certain nombre de mois. Et si l'histoire  n'a pas vraiment de rapport avec la lutherie expérimentale ni même avec la musique, elle recèle néanmoins pages 97 et 98, un passage fort intéressant dans lequel l'auteur compare les bruits du train aux ingrédients d'un délicieux sandwich dont le palais de T.S. Spivet, héros de cette aventure, se souvient encore des années après l'avoir dégusté.

    Reif Larsen

    Résumé par l'éditeur :

    T. S. Spivet est un jeune prodige de douze ans, passionné par la cartographie et les illustrations scientifiques. Un jour, le musée Smithsonian l’appelle : le très prestigieux prix Baird lui a été décerné et il est invité à venir faire un discours. À l'insu de tous, il décide alors de traverser les États-Unis dans un train de marchandises pour rejoindre Washington DC... Mais là-bas personne ne se doute qu'il n'est qu'un enfant. Muni d'un télescope, de quatre compas et des Mémoires de son arrière-arrière-grand-mère, T. S. entreprend un voyage initiatique qui lui permettra peut-être enfin de comprendre comment marche le monde... Notes, cartes et dessins se mêlent au récit avec un humour et une fantaisie irrésistibles.

    Reif Larsen

    Le Cheval de fer :

    J'avais tellement l'habitude d'entendre les trains de marchandise de l'Union Pacific traverser la vallée deux ou trois fois par jour que, en temps normal, je ne les entendais même plus. Quand on ne guettait pas leur passage, quand on se concentrait sur le crayon qu'on taillait ou sur le specimen qu'on examinait à la loupe, leurs lointaines vibrations passaient inaperçues, perdues pour nos oreilles comme tant d'autres sons auxquels on ne prêtait pas attention : le bruit des respirations, le chant des criquets, le ronflement intermittent de notre réfrigérateur.

    Mais là, c'était différent : j'attendais le Cheval de Fer, et son curieux grondement s'est emparé de tous les synapses de mon cortex sensitif.

    Au fur et à mesure que le bruit s'amplifiait, j'ai commencé à dissocier ses différents composants. Il y avait d'abord cette vibrzation profonde, presque imperceptible du sol sur laquelle se superposaient, unis dans une alchimie parfaite comme les ingrédients d'un délicieux sandwich, le clckety-clack des roues contre les soudures du rail, le ronronnant  bweurra-bweurra des turbines du moteur Diesel et l'irrégulier licka-tim-tam des attelages. Et à tout cela s'ajoutait un frémissement métallique strident, envahissant, semblable au bruit de deux cymbales frottées très vite l'une contre l'autre, hizzleshimsizzleshim-hizzleshimsizzleshim, fruit du contact tressaillant, sans cesse rompu et renouvelé, révisé et ajusté, du train contre les rails et des rails contre le train. Tous ces sons s'amalgamaient parfaitement pour former celui d'un train à l'approche, lequel constituait l'un des rares sons élémenterres existant sur cette Terre (parmi peut-être une dizaine d'autres).

    Reig larsen

     

    Autres sons élémentaires : le tonnerre ; le tick tick tick de l'allume-gaz ; le couninement en deux temps de l'avant-dernière marche du perron ; le rire (enfin, pas n'importe lequel : je crois que je pense à celui de Gracie, quand elle se mettait à glousser sans pouvoir s'arrêter, que tout son corps se contractait et qu'on avait l'impression qu'elle redevenait petite fille) ; le vent qui balayait les champs de foin, surtout en automne, quand les feuilles tombaient avec un léger froissement sur les tiges barbues, les coups de feu, le grattement d'une plume Gillot sur du papier neuf.



  • Sound Sculpture

    sculpture sonore,john grayson

    Bonne nouvelle pour tous ceux qui s'intéressent à la sculpture sonore, le livre de John Grayson, "Sound Sculpture", publié à l'origine à Vancouver en 1975 par A.R.C. Publications mais depuis longtemps introuvable, vient d'être mis en ligne sur Ubuweb. Avec comme sous-titre  "A collection of essays by artists surveying the techniques, applications and future directions of sound sculpture", ce passionnant ouvrage rassemble les contributions de quelques-uns de plus impportants sculpteurs sonores des années 70 parmi lesquels Bernard et François Baschet, Harry Bertoia, Harry Partch ou Max Dean.

    sculpture sonore,john grayson, françois baschet, bernard baschet

  • Asonie & Cie

    Nouvelle video d'Asonie captée par Jessica Hervo au cours d'une répétition dans l'Eglise des Frères Prêcheurs, Arles, le mercredi 12 octobre, dans le cadre de l'exposition "Embrasez vous !". Et aussi un nouvel album "Asonie" à découvrir à la rubrique "Albums", colonne de droite.

  • Asonie

    J'avais promis une video d'Asonie, la voici, captée par Stéphane Dubois au cours d'une des ultimes répétitions dans l'Eglise des Frères Prêcheurs à Arles le lundi 10 septembre 2011.


  • Asonie

    récit sonore

    Tous les deux ans, l'association Originart organise une exposition collective d'arts plastiques dans le cadre magique de l'Eglise des Frères Prêcheurs à Arles. Cette année, une vingtaine d'artistes enflamment la nef de ce lieu inspiré pour "Embrasez vous", 4ème exposition montée par le collectif arlésien. C'est dans une des niches de l'église qu'aura lieu le vendredi 14 octobre à 19h et 21h un spectcle intitulé "Asonie". Il s'agit du 2ème récit sonore écrit par Gérard Nicollet après "Sonotrain". Il sera interprété par Jacques Barville, comédien et Yannick Lemesle et Gérard Nicollet, live electronics, avec notamment l'utilisation d'un theremin artisanal construit par le luthier sauvage Patrice Haroutian, et le détournement sonore de GMF (Générateur à Modulation de Fréquence).

    Générateur de Fréquences

    La liberté est une sensation. On peut parfois l’atteindre, enfermé dans une cage comme un oiseau. Camilo José Cela.

    Un homme est retenu prisonnier contre sa volonté. Amnésique, il cherche à retrouver un chemin parmi les bribes de souvenirs et de sensations qui l’assaillent. Il voyage dans sa tête, s’invente des histoires, tandis que deux gardiens l’interrogent sans relâche.

     

    récit sonore, Gérard Nicollet, Yannick lemesle, Jacques Barville

  • Le son des rouages

    Livres

    Jean Tinguely

    Tour Eiffel,Gustave Eiffel

    Avis à tous les amateurs de machines célibataires, mécaniques sonores et autres musiques machinales, le livre "Le Son des rouages" vient de paraître aux Editions Delatour. Depuis les dessins de Léonard de Vinci jusqu'au machines de Jean Tinguely en passant par la célèbre tour de Gustave Eiffel, la mécanique appliquée à l'art a toujours fasciné. Ce nouvel ouvrage, fruit d'un colloque organisé au  Centre de Recherches sur les Arts du Langage à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales en mai 2007 à Paris, explore avec attention l'imaginaire  lié à l'univers des machines. Sous-titré "Représentations musicales des rapports homme-machine au 20e siècle", le livre analyse différents moments significatifs de l'histoire de cette relation, - futurisme italien, musique prolétarienne, ultramodernes américains -, ainsi que quelques musiciens  ou oeuvres phares : "Hyperion" de Bruno Maderna, Pink Floyd, Frank Zappa, Kraftwerk.

  • Le Sonotrain entre en forêt

    Afin d'empêcher un éventuel déraillement, on avait placé des morceaux de plomb au centre de chacun des plateaux. La locomotive elle-même était surmontée d'une de ces lourdes formes carrées. L'ensemble de ces modification donnait au convoi un étrange habillage de fête. Mais en les contemplant, je ne pouvais m'empêcher de penser que ces ajouts n'étaient pas de simples parures décoratives mais les éléments nécessaires d'un cérémonial mystérieux. Je ne pus examiner plus avant le dispositif car une voix semblant venir du plafond m'intima soudain l'ordre de retourner à ma place. Le ton était si menaçant que je m'empressai d'obéir à l'injonction, craignant un dénouement aussi brutal que définitif si je tardais à obtempérer.

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    On l'avait cru fini, arrêté, usé par les posts sans retours comme ces blogs qui disparaissent soudain après quelques années d'existence. Mais, après de longs mois de silence, un bruissement semble se faire entendre. Serait-ce enfin la fin du farniente estival et la reprise inattendue des notes machino-soniques ? Et oui, il semble que Chercheurs de sons reparte, pas forcemment au rythme soutenu d'avant silence, mais cahin-caha,  à la va comme j'te pousse, au gré des envies et des actualités. Et ces dernières ne manquent pas, à commencer par celle du webmaster dudit site, avec la publication du livre ci-dessous.

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    Sonotrain, récit inspiré par la transe et les machines sonores, vient de paraître aux Editions L'Entrée en forêt, en Arles. Pour l'instant, il n'est pas disponible en librairie, mais on peut  le commander directement par le biais de ce blog en envoyant un mail  avec vos coordonnées à chercheursdesons@yahoo.fr. Prix : 10 euros (frais d'envoi inclus).

     

  • Rékupertou et Musiques du vent

    Chez Lugdivine, deux nouveaux bouquins sur la lutherie expérimentale sont sortis récemment. Le premier, "Rékupertou", est écrit par Bruno Blandy, un spécialiste des instruments fabriqués exclusivement à partir d'éléments de récupération. On pourra y découvrir des recettes pour construire "38 instruments sortis des poubelles", dont le shaker multifonctions, les clefs à pédale ou le carillon de clous rouillés. Le livre est accompagné d'un cd de chansons . On pourra s'en faire une idée en visitant la page myspace de  Rékupertou. Bruno Blandy a aussi enregistré un cd de chansons pour enfants, "Bric à brac", également joué sur des instruments de son invention. Le second, "Musiques du Vent", a été écrit par trois musiciens aéolistes bien connus des amateurs, Didier Ferment, Bruno Tondelier et Uli Wahl. 14 aérophones de plein air sont proposés à la construction grâce à des explications claires et abondemment illustrées. Quelques extraits sonores à écouter (tirés du site de Bruno Tondellier). A signaler que Lugdivine distribue les instruments de Robert Hébrard, grand pionnier français de la lutherie inventive.

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  • En verre et contre tous

    Cette rubrique était en sommeil depuis longtemps (trop longtemps), pour me faire pardonner (par mes très nombreux lecteurs !), voici un très beau texte de 1819 d' E.T.A. Hoffmann, écrivain et compositeur, célèbre pour ses contes fantastiques.

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    "Ne devrait-ce pas être le rôle de la mécanique supérieure appliquée à la musique que de chercher à analyser les sons les plus originaux de la nature, d'étudier d'abord les accords qui existent dans les corps les plus hétérogènes et ensuite de fixer cette musique mystérieuse dans quelque instrument qui obéisse à la volonté de l'homme et résonne à son contact ! C'est pourquoi tous les essais ayant pour objet de tirer des sons de de cylindres de métal ou de verre, de fils de verre, de verre et même de fines plaques de marbre ou encore de faire vibrer et retentir des cordes d'une manière différente de celle qu'on emploie d'habitude me paraissent au plus haut degré digne d'attention."

    En écho à ces lignes, on peut lire aussi le roman fantastique de Louise Marley, "La Musique de verre", et écouter Jean-Claude Chapuis jouer sur différents instruments de verre, tels que le Séraphin, l' Armonica de verre ou le Clavicylindre

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    medium_cd.jpgmedium_chapuis1.jpgmedium_9782234049093.gif

  • Le piano à chats d'Athanasius Kircher

    medium_Kircher.catpiano.jpgEn 1650, dans son ouvrage monumental Musurgia Universalis, Athanasius Kircher fait la première description du Catpiano, un instrument de musique (et de torture animale) dans lequel, lorsque le musicien appuie sur une touche, une mécanisme enfonce une fine aiguille dans la queue du chat. Chaque ayant été choisi en fonction de sa tessiture, il s'ensuie un concert mélodique de miaulements. Vous vous en doutez, je n'ai pas d'extraits sonores à vous faire écouter, et pour une fois c'est tant mieux !

  • Une Maison des Sons

    medium_Nouvelle_Atlantide.2.jpgDe retour des Etats Généraux du Son, après moult rencontres et discussions. L'occasion de confronter des expériences et de faire se croiser les compétences autour du son. Les perspectives pour l'avenir ne manquent pas, à suivre sur le site du Centre du Son, organisateur de ces rencontres, que l'on ne remerciera jamais assez pour cette belle initiative. Parmi toutes les idées ayant germées durant ces trois jours, celle d'une Maison des Sons n'est pas la moins séduisante. Elle m'a fait me souvenir d'un texte magnifique tiré de "Atlantis nova" ou "La Nouvelle Atlantide", publié en 1627 par Sir Francis Bacon, dont voici un extrait :

    " Nous avons aussi des maisons pour les sons; là nous essayons tous les sons, et mettons en évidence leur nature et leur mode de génération. Nous avons des gammes et des accords que vous ignorez, marchant par quart de ton, et des glissades entre des notes encore plus rapprochées. Pareillement, divers instruments de musique de vous inconnus, dont certains sont plus doux que tous ceux que vous avez. Des cloches et des clochettes aussi, délicates et douces. Nous savons produire des sons faibles de telle sorte qu'ils apparaissent comme graves et forts. De la même façon, les sons très forts, nous pouvons les faire apparaître comme faibles et aigus"

  • La musique de légumes de Pascal Gayaud



    medium_Numeriser.jpgDécidement, les instruments sculptés à partir de carottes, navets, poivrons, poireaux ou potirons ont le vent en poupe (ou peut-être du vent dans les fanes !). Après (après ou avant ou en même temps d'ailleurs, on ne sait pas très bien qui a commencé !) le Vienna Vegetable Orchestra, après Eric Van Osselaer, voici venir Pascal Gayaud, le premier a publier un livre (chez Lugdivine) sur le sujet. Pas encore pu voir le bouquin mais à la lecture du résumé, ça a l'air vraiment bien fait et en plus, il y a un cd avec.  Parmi les instruments présentés, impossible de résister à la tentation de vous en citer quelques-uns, tant leur seul énoncé met déjà l'eau à la bouche et la musique aux oreilles (à moins que ça ne soit l'inverse !) : aubergine-tambour, carotte-castagnettes, céleri-rave-grosse caisse, pomme de terre-tam-tam, ...

    Voici quelques extraits de musiques pour légumes par le Vienna Vegetable Orchestra :

    podcast
    podcast

    et on peut écouter Eric Van Osselaer ici

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  • Avant magazine

     

    L'excellent magazine anglais Avant a publié dans son édition de l'été 2002 plusieurs pages consacrées à la sculpture sonore, notamment sur Hugh Davies et Ferdinand Forsch. Avant est lié au non moins excellent label FMR Records, dirigé par le percussionniste Trevor Taylor. Au catalogue, de nombreuses références dédiées au Sound Art, avec Bernard et François Baschet, Hugh Davies, Michel Deneuve, Metal Moves, Steve Hubback, Trevor Taylor, et "The New Guide to Sound Sculpture and invented instruments". Le reste du catalogue est centré autour du jazz et des musiques impromedium_Avant.jpgvisées.