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  • Le Grand Letar

    Letritia Kandle, Grand Letar

    Certains noms viennent immédiatement à l'esprit lorsqu'on pense aux pionniers de la guitare électrique : Les Paul, Alvino Rey, Charlie Christian, Merle Travis et quelques autres. Mais une femme mériterait de faire partie de ce panthéon guitaristique. En 1937, Letritia Kandle invente le Grand Letar, la première guitare électrique de table. Voici comment est présenté l'instrument dans Down Beat en octobre 1937, un des premiers articles de presse de l'époque dédié à cet instrument :

    Letritia Kandle, Grand Letar

    Paul Witheman et Letritia Kandle au Grand Letar

    Ce nouvel instrument, connu sous le nom de "Grand Letar" (ainsi nommé par Paul Whiteman) a été inventé et construit par Letritia Kandle. L'instrument à 26 cordes et possède un effet lumineux très nouveau puisqu'il est le seul instrument dont la couleur change quand on en joue. Pendant six ans Miss Kandle a travaillé et développé le système harmonique de l'instrument à partir de celui d'une guitare hawaïenne 18 cordes qu'elle avait également conçue et fabriquée. Miss Kandle a interprété de nombreux programmes musicaux à travers les Etats-Unis. Elle possède son propre orchestre à cordes pour lequel elle écrit tous les arrangements. Miss Kandle a présenté son instrument lors du dernier salon des luthiers de New York.

    Letritia Kandle, Grand Letar

    Letritia Kandle, Grand Letar

    Letritia Kandle dirige le Chicago Plectrophonic Orchestra

    Très jeune, Letritia Kandle des dispositions particulières pour la steel guitar et en 1933 elle se spécialise dans la culture hawaïenne. L'année suivante, elle fonde un groupe de filles, The Koala Girls, qui joue de la musique hawaïenne. En 1937, Letritia a en rêve la vision d'un nouvel instrument de musique et travaille avec son père qui est ingénieur  et la société National Guitars pour que ce rêve devienne réalité. Kandle disait qu'elle avait rêvé que cet instrument est "un son plein, un peu comme celui d'un orgue, et qu'il puisse produire une harmonie complète et change de couleur à chaque changement de tons." Elle a ensuite voyagé à travers tout le pays et joué pour beaucoup de ses idoles mais aujourd'hui il n'existe aucun enregistrement de Letritia Kandle et du Grand Letar.

    Letritia Kandle, Grand Letar, Koala Girls

    Elle n'a jamais connu la gloire et le succès comme beaucoup de ses pairs à la même époque et a progressivement sombré dans l'anonymat. National Guitars n'a jamais construit d'autres exemplaires du Grand Letar en raison de conditions de fabrication trop lourdes et trop coûteuses. A la fin des années 2000, un historien de la steel guitar nommé Paul Warnik a découvert par hasard une photo de Letritia Kandle et de son instrument et n'a pas pu la chasser de son esprit. Après enquête, il a retrouvé sa trace et a pu la rencontrer chez elle alors qu'elle approchait les 90 ans. Dans sa maison il y avait un Grand Letar remisé depuis 55 ans sous les escaliers. Il l'a fait restaurer et le Grand Letar a entamé une nouvelle vie.

    Paul Warnik, Grand Letar

    Paul Warnik et le Grand Letar


  • Le Son Est Toujours Présent

    Will Menter

    L'ami Will Menter remet le couvert et nous propose de l'aider à la création de son nouveau projet "Le Son Est Toujours Présent" :

     

    Bonjour

     

     J'écris à tous et toutes de ma liste mailing pour vous informer de mon nouveau projet "Le Son est Toujours Présent".  C'est en mûrissement depuis un an et s'occupe d'une période plus qu'une décennie.  Il comprime un livre de 200 pages de photos et textes à propos mon œuvre - en solo aussi qu'en collaboration - avec 3 CDs audio de ma musique. Peut-être vous ou quelqu’un de votre connaissance vous intéressez de soutenir ce projet.  J'ai devisé un système pour faciliter ce soutien, que c'est une précommande simple d'un exemplaire ou une contribution plus importante.  Dans tous les cas je vous propose quelque chose en échange, approprié au niveau de votre contribution.  Vous trouverez toutes les informations ici :

    http://www.willmenter.com/toujourspresent.htm 

    Si ça vous intéresse, merci de faire suivre le lien, et j'attends tous les retours et commentaires avec impatience !

    Je vous remercie.

    Will

    Will Menter

     

     

     

     

  • Des souliers et deux hommes

    arno fabre,installation sonore

    Si vous passez par Bouzin, dans le canton d'Aurignac en Haute Garonne, les samedi 17 novembre à 17h et à 21h et le dimanche 18 novembre à 17h, vous aurez une occasion unique d'assister à l'une des trois représentations des installations sonores d'Arno Fabre et de Laurent Bigot.

    C’est en venant à l’heure dite que vous pourrez tout voir : “Les souliers” d’Arno Fabre et “Le Petit Cirque” de Laurent Bigot, pour une après-midi / soirée autour du son produit par la manipulation d’objets, mécanique ou manuelle !

    arno fabre,installation sonore

    Commençons par l’installation sonore d’Arno Fabre : une armée de souliers composée de 30 paires de chaussures. Bottines, escarpins, chaussures d’enfants, etc. frappent, frottent le sol, s’emballent ou ralentissent pour créer rythmes et contretemps. Fermez les yeux et distinguez marches joyeuses ou guerrières ; ouvrez les yeux et observez toutes ces chaussures aux tempéraments multiples (certaines sont provocantes, timides, séduisantes) ; ces orphelines de pieds semblent convoquer les fantômes de ceux qui les ont habitées, choyées ou abîmées… Fascinant.

     

    Poursuivons avec “Le Petit Cirque” de Laurent Bigot : ce passionné de musique improvisée et d’expérimentations sonores a construit une petite piste de cirque hors du commun où chaque action est guidée par le son. À partir de bouts de ficelles, de ressorts, de jouets de quincaille et autres gadgets démodés, il met en piste des numéros fragiles pour lilliputiens qui déclenchent vibrations et mélodies étonnantes. De mini voltiges en micro pirouettes, vos yeux et vos oreilles en seront tout… ébouriffés !

    laurent bigot,installation sonore

    laurent bigot,installation sonore

  • Bobbyland[e]s

    musique mécanique, nouvelle lutherie

    Au Lieu Unique à Nantes se tient  une exposition à ne surtout pas rater, Bobbyland[e]s, orchestre d’automates dont tous les instruments sont joués par des moteurs et programmés informatiquement. Bobbyland[e]s : exposition du 20 au25 novembre 2012, tous les mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche, de 15h à 19h.

     

    Durant l’année 2011-2012, ce projet participatif a réuni une trentaine d’intervenants dans le cadre d’une création partagée soutenue par la ville de Nantes, la DRAC des Pays de la Loire et le lieu unique. Tous les participants aux répétitions publiques hebdomadaires (et particulièrement les résidents du Bout des Landes, quartier du nord de Nantes où est basé le Studio d‘en Haut) y ont contribué en fonction de leurs disponibilités, leur savoir-faire, et leurs envies : depuis l’invention technique des Bobby (les robots qui actionnent les instruments) jusqu’à l’écriture de la pièce musicale qu’ils interprètent.

    nouvelle lutherie, musique mécanique

    Utilisant des instruments classiques (pianos, contrebasse, percussions…) déjoués par des imprimantes, lecteurs de disquettes ou moteur d’essuie-glace, le dispositif créé plonge l’auditeur dans des sonorités inattendues.

    L’instrumentarium ainsi créé est par la suite contrôlé via l’informatique avec l’aide de « cartes » électroniques spécialement imaginées et conçues par Naonext. A l’aide de ces cartes l’ordinateur peut ensuite commander précisément chaque moteur permettant la composition d’une pièce sonore.

    musique mécanique, nouvelle lutherie

    En novembre 2012, au lieu unique, Bobbyland[e]s prend la forme d’une installation musicale réunissant tous les instruments fabriqués pendant l’atelier animé par l’équipe du Studio d’en Haut, rythmée par des performances en live.

    Cette installation musicale est présentée par l'association nantaise Studio d'en haut, installée depuis 2009 aux ateliers Cassin, spécialisée dans la musique, l'art numérique, l'art visuel et la nouvelle lutherie.

     

     

  • Boire la musique

    pianocktail,boris vian

    « - Prendras-tu un apéritif ? demanda Colin. Mon pianococktail est achevé, tu pourrais l’essayer.
    - Il marche ? demanda Chick.
    - Parfaitement. J’ai eu du mal à le mettre au point, mais le résultat dépasse mes espérances. J’ai obtenu, à partir, de la Black and Tan Fantasy, un mélange vraiment ahurissant.
    - Quel est ton principe ? demanda Chick.
    - A chaque note, dit Colin, je fais correspondre un alcool, une liqueur ou un aromate. La pédale forte correspond à l’œuf battu et la pédale faible à la glace. Pour l’eau de Selbtz, il faut un trille dans le registre aigu. Les quantités sont en raison directe de la durée : à la quadruple croche équivaut le seizième d’unité, à la noire l’unité, à la ronde le quadruple unité. Lorsque l’on joue un air lent, un système de registre est mis en action, de façon que la dose ne soit pas augmentée – ce qui donnerait un cocktail trop abondant – mais la teneur en alcool. Et, suivant la durée de l’air, on peut, si l’on veut, faire varier la valeur de l’unité, la réduisant, par exemple au centième, pour pouvoir obtenir une boisson tenant compte de toutes les harmonies au moyen d’un réglage latéral.
    - C’est compliqué, dit Chick.
    - Le tout est commandé par des contacts électriques et des relais. Je ne te donne pas de détails, tu connais ça. Et d’ailleurs, en plus, le piano fonctionne réellement.
    - C’est merveilleux ! dit Chick.
    - Il n’y a qu’une chose gênante, dit Colin, c’est la pédale forte pour l’oeuf battu. J’ai dû mettre un système d’enclenchement spécial, parce que lorsqu’on joue un morceau trop « hot », il tombe des morceaux d’omelettes dans le cocktail, et c’est dur à avaler. Je modifierai ça. Actuellement, il suffit de faire attention. Pour la crème fraîche, c’est le sol grave.
    - Je vais m’en faire un sur Loveless Love, dit Chick. Ça va être terrible.
    -Il est encore dans le débarras dont je me suis fait un atelier, dit Colin, parce que les plaques de protection ne sont pas vissées. Viens, on va y aller. Je le règlerai pour deux cocktails de vingt centilitres environ, pour commencer.

    Chick se mit au piano. A la fin de l’air, une partie du panneau de devant se rabattit d’un coup sec et une rangée de verres apparut. Deux d’entre eux étaient pleins à ras bord d’une mixture appétissante.
    - J’ai eu peur, dit Colin. Un moment, tu as fait une fausse note. Heureusement, c’était dans l’harmonie.
    - Ça tient compte de l’harmonie ? dit Chick.
    - Pas pour tout, dit Colin. Ce serait trop compliqué. Il y a quelques servitudes seulement. Bois et viens à table. »

    pianocktail,boris vian,voel martin

    Le pianocktail de Boris Vian dans "L'Ecume des Jours", vous connaissez ? Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous quelques notes en arrière avec en 2007  "Un pianocktail pour le réveillon", puis récidive en 2008 avec "Des pianocktails en veux-tu en voilà !", et pour finir en mars 2010 "Le retour du pianocktail". Jusqu'à aujourd'hui, on trouvait peu de videos de l'instrument sur la toile, jusqu'à ce que Jean-François Zygel n'ait eu la bonne idée d'inviter Voel Martin, de la Compagnie marseillaise La Rumeur, dans son émission La Boîte à Musique le 21 juillet 2011.