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  • Workshop Yuri Landman

    Sonic Prostest

    Bonne nouvelle pour tous les bricoleurs, bidouilleurs et autres expérimentateurs sonores, un atelier de construction d'instrument animé par Yuri Landman se tiendra au GRIM de Marseille le samedi 14 avril de 13h à 17h dans le cadre de la 8ème édition du festival Sonic Protest.

    Lors de cet atelier, Yuri vous accompagne dans le montage de l’instrument «Home Swinger», une version portable du Moodswinger, guitare 12 cordes préparée dans la tradition expérimentale avec rajout de cordes résonnant par sympathie créant un timbre se rapprochant du Gamelan et des instruments orientaux. Les différents matériaux sont fournis et la réalisation du «Home Swinger» est aussi simple que de monter un meuble Ikea d’après son concepteur !Les participants repartiront avec leur propre instrument.

    Attention ! Atelier réservé à 16 personnes, pensez à réserver rapidement !

    Prix d'inscription / coût matériel : 125 € renseignements et inscriptions : 04 91 04 59 69  / reservations@grim-marseille.com

    yuri landman

     

    L’atelier sera suivi d’un CONCERT avec tous les participants présentant le travail réalisé dans l’esprit du «Guitar Trio» de Rhys Chatham le dimanche 15 avril.

    Luthier, musicien, designer, les qualificatifs manquent pour définir le travail de l’artiste néerlandais Yuri Landman. Hybridant les techniques de lutherie traditionnelle aux exigences des musiques expérimentales, il détourne guitare, pedal steel, cymbalum et kalimba pour concevoir de nouveaux instruments électriques préparés, avec des accordages insolites. Après avoir travaillé dans une agence de publicité, dessiné des bandes dessinées et avoir fait parti du groupe Zoppo, Yuri Landman se consacre à sa carrière de concepteur d’instruments et de musicien, réalisant des ateliers à travers le monde et présentant le travail réalisé avec ses «apprentis» durant les workshops lors de performances. «Home Swinger», «Quickstep Kalimba», «Caterpillar Drum Guitar», «White Eagle Tailed Bridge» font partie de ses créations «hypercustom» qui ont interpellé des artistes comme Melt-Banana, Women, Enon, HEALTH, dEUS, The Dodos, ou encore Liars, Lightning Bolt et Lee Ranaldo (Sonic Youth) pour lesquels il a réalisé des instruments « sur mesures ».

    yuri landman, home swinger

    Home Swinger

    yuri landman, Moodswinger

    Moodswinger

     

     

  • L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet

    Reif Larsen, T.S. Spivet

    Hormis le fait que "L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet" de Reif Larsen est un roman absolument épatant à plus d'un titre, sa lecture me permet fort à propos d'alimenter à nouveau la rubrique "Bruits de pages", qui sommeillait doucement depuis un certain nombre de mois. Et si l'histoire  n'a pas vraiment de rapport avec la lutherie expérimentale ni même avec la musique, elle recèle néanmoins pages 97 et 98, un passage fort intéressant dans lequel l'auteur compare les bruits du train aux ingrédients d'un délicieux sandwich dont le palais de T.S. Spivet, héros de cette aventure, se souvient encore des années après l'avoir dégusté.

    Reif Larsen

    Résumé par l'éditeur :

    T. S. Spivet est un jeune prodige de douze ans, passionné par la cartographie et les illustrations scientifiques. Un jour, le musée Smithsonian l’appelle : le très prestigieux prix Baird lui a été décerné et il est invité à venir faire un discours. À l'insu de tous, il décide alors de traverser les États-Unis dans un train de marchandises pour rejoindre Washington DC... Mais là-bas personne ne se doute qu'il n'est qu'un enfant. Muni d'un télescope, de quatre compas et des Mémoires de son arrière-arrière-grand-mère, T. S. entreprend un voyage initiatique qui lui permettra peut-être enfin de comprendre comment marche le monde... Notes, cartes et dessins se mêlent au récit avec un humour et une fantaisie irrésistibles.

    Reif Larsen

    Le Cheval de fer :

    J'avais tellement l'habitude d'entendre les trains de marchandise de l'Union Pacific traverser la vallée deux ou trois fois par jour que, en temps normal, je ne les entendais même plus. Quand on ne guettait pas leur passage, quand on se concentrait sur le crayon qu'on taillait ou sur le specimen qu'on examinait à la loupe, leurs lointaines vibrations passaient inaperçues, perdues pour nos oreilles comme tant d'autres sons auxquels on ne prêtait pas attention : le bruit des respirations, le chant des criquets, le ronflement intermittent de notre réfrigérateur.

    Mais là, c'était différent : j'attendais le Cheval de Fer, et son curieux grondement s'est emparé de tous les synapses de mon cortex sensitif.

    Au fur et à mesure que le bruit s'amplifiait, j'ai commencé à dissocier ses différents composants. Il y avait d'abord cette vibrzation profonde, presque imperceptible du sol sur laquelle se superposaient, unis dans une alchimie parfaite comme les ingrédients d'un délicieux sandwich, le clckety-clack des roues contre les soudures du rail, le ronronnant  bweurra-bweurra des turbines du moteur Diesel et l'irrégulier licka-tim-tam des attelages. Et à tout cela s'ajoutait un frémissement métallique strident, envahissant, semblable au bruit de deux cymbales frottées très vite l'une contre l'autre, hizzleshimsizzleshim-hizzleshimsizzleshim, fruit du contact tressaillant, sans cesse rompu et renouvelé, révisé et ajusté, du train contre les rails et des rails contre le train. Tous ces sons s'amalgamaient parfaitement pour former celui d'un train à l'approche, lequel constituait l'un des rares sons élémenterres existant sur cette Terre (parmi peut-être une dizaine d'autres).

    Reig larsen

     

    Autres sons élémentaires : le tonnerre ; le tick tick tick de l'allume-gaz ; le couninement en deux temps de l'avant-dernière marche du perron ; le rire (enfin, pas n'importe lequel : je crois que je pense à celui de Gracie, quand elle se mettait à glousser sans pouvoir s'arrêter, que tout son corps se contractait et qu'on avait l'impression qu'elle redevenait petite fille) ; le vent qui balayait les champs de foin, surtout en automne, quand les feuilles tombaient avec un léger froissement sur les tiges barbues, les coups de feu, le grattement d'une plume Gillot sur du papier neuf.



  • Hommes-orchestres

    Un nouvel album à découvrir sur ce blog, entièrement dédié aux One Man Band ou hommes-orchestres. J'avais consacré en 2006 plusieurs notes à ces musiciens, célèbres ou inconnus, qui forment un orchestre à eux seuls. Ils utilisent le plus souvent un instrumentarium classique (guitare, harmonica, grosse caisse), mais inventent quelquefois d'ingénieux systèmes instrumentaux. Devant la richesse de l'iconographie glanée sur la toile, j'ai décidé que toutes ces belles photos méritaient bien un album, à découvrir dans la rubrique "Albums", colonne de droite.

    One Man Band, homme-orchestre

    Très belle page sur les hommes-orchestres sur le site de Deke Dickerson

  • Locus Solus

    Musiques rares et instruments inventés à découvrir au Lieu Unique et au Pôle Etudiant à Nantes dans le cadre du Festival Locus Solus du samedi 17 mars au samedi 24 mars.

    Programme complet sur le site du Lieu unique.

    Raymond RousselRaymond Roussel à 19 ans

    Chez l’écrivain Raymond Roussel, « Locus Solus » est le nom d’une vaste propriété où un savant génial dévoile à ses visiteurs ses inventions étonnantes ; La technologie la plus avancée, et parfois la plus délirants, est mise en œuvre pour créer des machines aux effets étranges, où l’art est omniprésent.

    En référence au nom du lieu unique et aux créations hors du commun de Raymond Roussel, « Locus Solus » propose, sous la forme d’un événement, une série de projets entre savoirs scientifiques et créations artistiques dans le domaine de la musique : concerts, installations, rencontres et ateliers.

    Lutherie expérimentale, savants bricolages, installation d’art numérique ou dispositif électronique inédit, peu importe le degré technologique : « Locus Solus » présente machineries musicales, instruments oubliés, recherches sonores.

    Parmi les invités, Loup Barrow, chanteur auteur-compositeur et multi-instrumentiste, qui a intégré a sa palette instrumentale le séraphin et le Cristal Baschet.

    Egalement au programme le samedi 17 mars à 20h 30, Playing With The Dead la nouvelle formule magique de Pierre Bastien, ici en compagnie de Bruno Xavier Ferro Da Silva à la basse et de Steve Argüelles à la batterie.

    Pierre Bastien

    Pour ce nouveau projet, dans l’immense banque de données musicales à notre disposition, Pierre Bastien a minutieusement sélectionné des brefs moments filmés qu’il a reconstruits et mis en boucle pour reconstituer les leitmotivs cinétiques nécessaires à ses compositions. Utilisant la vidéo comme la résurrectine de Locus Solus, il fait rejouer à des morts un court instant de leur vie musicale. En duo ou trio accompagné par deux merveilleux instrumentistes, Pierre Bastien joue avec eux des compositions originales à peine influencées par le folklore inhérent à chaque boucle vidéo, pour au contraire les attirer à lui et les faire revivre dans sa musique. Comme s’il souhaitait qu’un musicien futur lui réserve le même sort : que dans quelques décennies il le tire de l’oubli pour l’associer à son groupe