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  • Tube Mouth Bow Strings

     

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    Nick Didkovsky est guitariste, compositeur et fondateur du groupe d'avant-rock Doctor Nerve. En 2006, il s'est associé au Sirius String Quartet pour interpréter cinq de ses compositions.  Si on ici est bien loin  de l'arc musical évoqué lors de posts précédents, on retrouve néanmoins un procédé analogue d'extension sonore. Les membres du quatuor prolongent vocalement le son de leurs instruments par le biais de talk boxes et  de pédales Harmonizer. Le son produit par l'instrument est envoyé par un tube en plastique placé à l'arrière de la bouche des instrumentistes qui, en prononçant des voyelles et en changeant la forme de leur bouche, modifient effectivement le son des instruments. L'utilisation de pédales permet d'augmenter ou de diminuer le son d'une octave.

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  • L'Arc

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    Pour faire suite à mon post d'hier, quelques musiciens actuels se sont  également intéressés aux possibilités de l'arc musical. Ainsi l'anglais Max Eastley, créateur de sculptures et d'installations sonores, qui commença sa carrière dans les années 70 en enregistrant sur le label d'ambient music de Brian Eno, Obscure. Depuis de nombreuses années, il joue de l'Arc, sorte de violoncelle minimaliste, un instrument monocorde bâti autour d'un corps en bois de près de trois mètres et d'une corde unique. Le ton est modifié en influant sur le bois, il peut aussi racourcir la corde pour changer le ton, puis ensuite ajouter différents effets électroniques. La corde unique de l'instrument est frottée et raclée à l'aide d'un archet. Elle produit des sons sous-marins propices au rêve et à l'imaginaire. Max Eastley a enregistré plusieurs disques en compagnie de David Toop, un des maîtres de l'ambient, dont le célèbre New and Rediscovered Musical Instruments, paru en 1975 sur le label Obscure, dans lequel il joue de l'Hydrophone, du Métallophone, du Centriphone et de l'Elastic Aerophone. Il a aussi enregistré deux albums en 2001 et 2007 avec le duo Spaceheads, trompette, batterie et electroniques, sur Bip Hop, label marseillais spécialisé en electronica, créé par Philippe Petit. A signaler une galerie photo consacrée aux sculptures et installations sonores de Max Eastley dans le n° 291 (mai 2008) de The Wire.

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  • Bifröst

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    La famille des arcs musicaux, instruments de musique à cordes de la famille des cordophones que l'on trouve aussi bien dans les cultures les plus archaïques que dans d'inombrables cultures contemporaines (Encyclopedia Universalis),  compte de nombreuses déclinaisons et quelques virtuoses. Parmi ces derniers, la chanteuse Buffy Sainte-Marie qui a largement contribué à populariser cet instrument en l'utilisant pour s'accompagner lors de ses concerts. Pour en savoir plus sur les Mouth Resonated Instruments, vous pouvez visiter le site Mouthmusic.

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    L'une des plus récentes variations de l'instrument a été inventée par le musicien Christopher Vila Monasterio, installé à Sainte Cécile du Cayrou en Midi-Pyrénées. Elle présente la particularité de compter quatre cordes alors que la plupart des moutbows ou arcs à bouche (ou plus justement arcs en bouche) n'en comporte qu'une, voire quelquefois deux. Comme pour la guimbarde, c'est la bouche qui sert de caisse de résonance tandis qu'on frappe les cordes avec une baguette. On peut aussi en jouer de plein d'autres façons... Toutes les cordes de l'instrument sont accordables, ce qui offre beaucoup de possibilités mélodiques et harmoniques... Il s'agit d'une sorte d'arc composé ou pluriarc, selon la définition qu'en donne la Médiathèque de Bruxelles. Christopher les fabrique à partir de plusieurs essences de bois tels que buis, acacia, bambou, houx. Le nom de l'instrument, Bifröst, c'est dans la mythologie Viking, le pont arc-en-ciel qui relie le monde des hommes au monde des Dieux, la terre au ciel... un pont vers l'absolu. Et la musique jouée sur le Bifröst se révèle en totale harmonie avec la dénomination de l'instrument. Voici comment Christopher en parle :   Le Bifröst et la façon d'en jouer sont nés de l'inspiration qui est venue à moi par vagues successives, comme un courant béni, qui tout à coup nous traverse, nous embrasse, et nous remplit d'infini... ce courant mystérieux et sauvage, peuplé de lumière, qui nous prend par surprise et disparaît subitement, ne laissant derrière lui qu'une immense gratitude.

     

  • Bow Gamelan Ensemble

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    Aujourd'hui, très peu de personnes se souviennent de ce groupe. Entre sa création en 1983 par Richard Wilson, avec Paul Burwell et Anne Bean, et sa dissolution en 1990, le  Bow Gamelan Ensemble a multiplié les créations en Europe, mais aussi aux Etats-Unis, au Mexique et au Japon. En adaptant leurs créations à l'environnement et en créant une expérience dynamique utilisant son, lumière et performance, les membres du collectif ont largement dépassé les définitions musicales communes.  Leur nom est né du quartier de l'est de Londres où ils habitaient et travaillaient. Leurs instruments ont été construits principalement à partir de déchets divers : ferraille, verre et moteurs électriques. Leurs performances donnaient lieu à des évènements spectaculaires, très accessibles, souvent drôles,  mêlant costumes et création théâtrale à une approche décomplexée et bruitiste de la musique, très proche dans sa conception et son exécution de ce que Jean Dubuffet appelait la "musique chauve". Cette démarche les a conduit a multiplier les collaborations avec des articificiers, des poètes ou des percussionnistes tel que Z'ev.

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  • Le Refus des cénacles

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    Samedi 10 octobre à 17h 30 dans l'Eglise des Frères Prêcheurs en Arles, dans le cadre  de l'exposition "L'Air de Riens", organisée par Originart, auront lieu deux solos, "Le Refus des cénacles" par Luc Bouquet, batterie et percussions, et "Violoneries" par Yannick Lemesle, violon et dispositif électroacoustique, deux musiciens déjà présents le vendredi 2 octobre dernier lors de la représentation de Sonotrain. Rapellons que Yannick Lemesle est par ailleurs l'inventeur du méli-melophone, instrument hybride utilisant certains principes de jeu issus du daxophone d'Hans Reichel et du cristal des Frères Baschet. A propos de la soirée du 2 octobre, un nouvel album intitulé "Sonotrain aux Frères Prêcheurs", rassemblant quelques photos prises ce soir-là par Eliane Vauclare, est à découvrir dans la colonne de droite.

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