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  • Le Retour du Cor à gidouille

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    Il y a quelques jours, je consacrais une note au Cor à gidouille, instrument joué en certaines occasions par Boris Vian. Au vu des quelques images de l'objet, j'avais supposé qu'il s'agissait d'un instrument inventé par l'auteur de L'Ecume des jours. Un premier échange de mails avec Paul Braffort, chanteur, mathématicien, me permis d'apprendre que ce dernier ne savait rien sur l'instrument mais se souvenait par contre d'avoir souvent imaginé avec son ami Boris "ce que pourrait être un "piano à couleurs", ignorants que nous étions de la symphonie "Prométhée", de Scriabine (1910), tout comme du "Spectrophone" de Zdenek Stepanek (1925), sans parler de Diderot !" Sur les conseils de paul braffort, je me suis ensuite orienté vers la Fondation Boris Vian par laquelle j'ai pu en savoir un peu plus. Il s'avère en effet que le dit instrument doit plus son côté inventif à son nom qu'à sa conception. "Le cor à gidouille n'est pas un instrument "inventé" par Boris Vian, mais plus simplement baptisé ainsi. Il s'agit d'un cor de chasse à 18 tours dit "d'Orléans", et parce que les 18 tours rappelent la gidouille du Père Ubu, il est devenu communément son "Cor à gidouille"

    Et dans la famille des cors, trompes et autres instruments soufflés, voici un autre souffleur à gidouille, ici une trompe circulaire jouée par Laurent Taquin dans la Chapelle de Verre à Ronquière (Belgique).


  • Piano optophonique

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    En 1916, bien après le Père Castel et son Piano à couleurs (1725), l'artiste futuriste russe Vladimir Baranoff-Rossiné invente un instrument électronique à lecture optique : le Piano optophonique.

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    Voici, à la troisième personne, une description de l'instrument par son inventeur : Imaginez que chaque touche d'un clavier de piano d'orgue immobilise dans une position choisie, ou fasse mouvoir plus ou moins rapidement un élément déterminé dans un ensemble de filtres transparents qu'un faisceau de lumière blanche traverse et vous aurez l'idée de l'appareil conçu par Baranoff-Rossiné. Les filtres lumineux sont de plusieurs sortes : des filtres simplement colorés - des éléments d'optique tels que prismes, lentilles ou miroirs - des filtres comportant des éléments graphiques, d'autres enfin comportant des formes colorées à contours définis. Ajoutez à cela la possibilité d'agir sur la position du projecteur, sur le cadre d'écran, sur la symétrie ou l'asymétrie des compositions et de leurs mouvements et sur son intensité, et vous pourrez reconstituer ce piano lumineux qui servira à interpréter une infinité de compositions musicales. Interpréter en effet - car pour le moment, il ne s'agit pas de trouver une seule et unique traduction d'un ouvrage musical existant, pour lequel son auteur n'a pas prévu une superposition lumineuse. En musique, comme en tout autre art l'interprétation, le talent, la sensibilité de l'interprète sont des éléments par lesquels il faut bien passer pour pénétrer la pensée de l'auteur. Le jour où un compositeur écrira à la fois, avec une notation dont il reste à déterminer les éléments en musique et en lumière, l'interprète aura un moindre degré de liberté, et ce jour-là, sans doute, l'unité artistique dont nous parlions, sera beaucoup plus parfaite..."

    Quelques images statiques très psychédéliques des disques optophoniques

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    Si l'invention de Baranoff-Rossiné  a rencontré peu d'écho lors de sa création et dans les années qui suivirent, de nos jours certains musiciens contemporains poursuivent des recherches sur les relations son et lumière.