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  • Lutherie végétale

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    Comme ce n'est pas souvent que la presse écrite aborde le sujet, il convient de saluer comme il se doit, c'est à dire avec tambour et trompette, l'article que Xavier Lacavalerie a consacré aux instruments végétaux d'Eric Van Osselaer (souvent présenté ici-même) dans le n° de Télérama daté du 13 décembre 2008. Intitulé "Des chants de carottes", le texte, très documenté et fort bien tourné, présente l'itinéraire ô combien champêtre d'un des pionniers de la musique végétale, à l'occasion de ses interventions les 5 et 6 décembre derniers dans le cadre du (bien nommé) festival "L'art du goût, le goût de l'art" aux Halles de Cahors. Des mp3 et des videos à découvrir sur le site d'Eric rubrique Download

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  • Sur les ailes du chant

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    Il y a bien longtemps que j'ai laissé en supension la rubrique "Invention sonore". Non pas que la matière manque, bien au contraire, mais tout simplement plus le temps, trop d'inventeurs à présenter par ailleurs, ... Depuis le début de mes recherches sur l'invention sonore dans la littérature, j'ai débusqué quelques perles assez fantastiques, dont celle-ci, trouvée dans le roman de science-fiction Sur les ailes du chant  de Thomas M. Disch :  

    La première perception qu'on en ait est une sorte de chant de sirène que jouerait un diapason, loin, très loin, aparemment inoffensif, cela ne pouvait être comparé à rien, sinon peut-être au système solaire lui-même. Il y avait des roues dans les roues, des rouages au sein des rouages, en une récession infinie. Et on passait de l'un à l'autre, on les traversait dans une sorte d'exaltation mathématique, un déroulement régulier d'Eurékas ! Chacun d'eux pour ainsi dire accordé une octave plus haute que le précédent.

    Mais c'est tout le roman de Disch qui mérite qu'on s'y attarde. A travers le récit de la jeunesse de Daniel Weinreb, homme ordinaire,  et de  sa quête éperdue du chant, nécessaire à l'envol et à l'oubli, Disch trace le portrait d'une Amérique décadente et désespérée. Un livre majeur, d'une rare qualité d'écriture.

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    Pour accompagner cette lecture, Nelki de Frédéric Nogray, paru sur l'excellent label de Satoko Fujimoto, Prele Records, déjà responsable de plusieurs enregistrements remarquables, tel celui de l'Orgue de bois d'Eric Cordier et Denis Tricot. La musique acoustique de Frédéric Nogray, enregistrée par Eric Cordier et jouée exclusivement sur bols de cristal de roche, se développe au travers de longues plages inspirées et hypnotiques.
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    Une piste pour prolonger cette lecture :  un colloque, Le son des rouages organisé par Calenda, sur les représentations musicales des rapports homme-machine au 20ème siècle s'est tenu en 2007 à Paris. Lire résumé  ici. Programme complet .
  • Botaurus Stellaris

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    Plus trop le temps d'écrire pour ce blog en ce moment, fin d'année oblige. Aussi, mes notes à venir seront-elles un peu plus espacées. Celle du jour concerne un duo français à l'intitulé surréaliste, Les Butors Etoilés, au sein duquel officient Jean-Claude Gagnieux, créateur d'instruments et de machines sonores venu des arts plastiques, et Maël, venu de la scène rock alternative. Les deux acolytes jouent sur instruments traditionnels et inventés et  pratiquent  le chant circulaire et le chant de gorge. Ils créent des musiques qualifiées de sub-musiques voire du joli intitulé de lingeries vocales et instrumentales, et se placent sous la double influence de Louis Scutenaire et de Marshall McLuhan. Du premier, ils retiennent cette citation : Que chacun reste chez soi! Les Maoris au Groenland, les Basques en Éthiopie, Les Peaux-rouges en Nouvelle-Guinée, les Picards à Samoa, Les Esquimaux à Bratislava, les Papous en Wallonie et Les Celtes en Sibérie. Et du second, celle-ci :  Toutes les formes électriques ont une action décentralisatrice qui tranche sur les formes mécaniques antérieures comme une cornemuse dans un orchestre symphonique.