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  • L'Art du Bricolage

    Si jamais vous avez la chance d'aller à Bruxelles dans les jours qui viennent, allez faire un tour du côté des Ateliers Claus, un lieu dont je ne sais rien mais où se déroule un festival ,"L'Art du Bricolage - Bricolage de l'Art", concept alléchant qui ne pourra que séduire les amateurs de musique chauve et d'art brut. Voici son entrée en matières : 

    "La musique, c’est une façon d’écouter tout ce qui nous entoure: les objets, les espaces... Les moyens classiques (notes, instruments) sont parfois limités et ne permettent pas de répondre à cela, de transmettre et de réinterpréter. Les musicians cherchent leur propre langage et tententde trouver la voie la plus directe entre la musique et son créateur.
    Les jouets, les utensiles de cuisine, les outils, les appareils électroménagers: tout est musique. La poésie s’abrite derrière la banalité des objets. Elle flirte avec les arts plastiques: installation, performance,sculpture… Le bricolage, le récyclage, l’art expérimental,
    le ready-made, l’art concret, naïf, d’avant-garde? En 1942, Picasso a "sculpté" une tête de taureau à l'aide d'un guidon et d'une selle de vélo de course. Il s'agit là sans doute d'une oeuvre magistrale, grandiose dans sa simplicité, accessible dans sa langue universelle. C'est dans un tel esprit que vous pouvez vivre le programme musical qui suit."
      

    Et le dit programme semble à la hauteur de ses ambitions, jugez plutôt :  exposition d'installations sonores (Pierre Bastien et Pierre Berthet), Optical Machines (Rikkert Brok et Maarten Halmans), lévitation musicale électro-bricolo (Kapotski), pop expérimentale (David Fenech), free-rock (Grimo aka Dominique Grimaud), et aussi Palo Alto, Klimperei et Madame Patate.1611554549.jpg

     

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  • L'Elephantine Crocodile de Yoshi Wada

    Le label japonais EM Records a eu l'heureuse initiative de rééditer, avec la complicité d'Omega Point, le premier des deux lps gravés par l'artiste et compositeur Yoshi Wada, "Lament for the Rise and the Fall of an Elephantine Crocodile". Enregistrées en 1979 dans une piscine désaffectée, les compositions de Yoshi Wada sont un bon exemple du pouvoir envoûtant d'une musique désignée aujourd'hui sous le terme de drone music et qu'on pourrait traduire en français par musique du bourdon ou musique du son continu. Yoshi Wada, qui fût membre du mouvement Fluxus dans les années soixante, a conservé de cette période le goût de l'improvisation,  en parallèle à ceux du chant harmonique et de l'invention d'instruments, grâce à sa rencontre avec le Pandit Pran Nath, dont il fût l'un des élèves, et d'Harry Partch, pionnier de la lutherie expérimentale. Fasciné par les cornemuses, Wada construit de nouveaux instruments en utilisant les mêmes principes acoustiques et en accordant ses instruments de façon à  laisser pleinement s'exprimer les harmoniques. Petit rappel, em records, distribué en France par Métamkine, a également réédité les enregistrements d'autres inventeurs sonores, tels Richard Lerman et William Eaton, déjà chroniqués ici-même. A noter, ce qui n'est pas si courant, que les livrets sont toujours particulièrement soignés, tant au niveau des textes que de l'iconographie.

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  • Les oreilles de Nicéphore

    Avis à tous les chercheurs de sons,  Nicéphore Cité en collaboration avec l'ACIRENE et La Vie des Formes lance un Appel à Idées International, "Les oreilles de Nicéphore", pour la conception d'une  lutherie urbaine dans l'espace sonore du futur quartier de la Sucrerie à Chalon-sur-Saone (71). Le dossier est téléchargeable sur le site de Nicéphore Cité.  Les réponses sont attendues pour le 28 mars 2008  avec un jury en  avril 2008. Le jury distinguera 3 idées susceptibles d'être développées dans une phase ultérieure de faisabilité. les 3 lauréats recevront chacun 1500 euros pour cette première phase. Le suivi technique et artistique est assuré par l'ACIRENE.d8ce502bcddcebed650696fcedb807d8.gif Une initiative  encore trop rare en France qu'il convient donc de saluer chaleureusement.

  • La vibrante égoïne

    En raison des vacances mais aussi de problèmes informatiques intempestifs, je n'avais pu poursuivre ma première note "De la lame à la scie" consacrée aux fabriquants et interprètes de ce drôle d'instrument qu'est la scie musicale. De retour aux affaires (sonores), voici quelques nouvelles pistes d'écoute, dont certaines m'ont été signalées par de fidèles lecteurs de ce blog. Après le compositeur et instrumentiste Emmanuel Brun, qui fût pendant longtemps le maître incontesté de la lame sonore en France, reconnu par des interprètes consacrés tels Yehudi Menuhin et Georges Cziffra, d'autres musiciens ont été séduits à leur tour par l'instrument. C'est notamment le cas de la virtuose Karine Safar, lamiste hors pair dont le répertoire associe mélodies classiques (Bach, Haendel, Chopin, Bizet) à des traditionnels ou à des compositions d'Emmanuel Brun. Au Japon, l'excellent label EM Records a eu la bonne de rééditer les enregistrements de trois fameux lamistes américains, Sam Moore, Jim Leonard et David Weiss. Sam Moore fût dans les années 20 un des premiers spécialistes de la scie musicale, Jim Leonard a enregistré dans les années 70 et 80, et David Weiss est aujourd'hui un des grands virtuoses de la lame sonore. Une video de David Weiss à voir ici, une autre de Karine Safar à c7c4197a018bfa123483dd1fa5b9ebb4.gifvoir .b002d8c79d0fbff85524facb918c575c.jpg

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  • De la lame à la scie

    Hier, je vous disais qu'un certain Alexis m'avait communiqué les liens vers la musique pour bicyclette de Frank Zappa. En fait, ce n'est pas un secret, il s'agit d' Alexis Faucomprez, musicien, facteur de lame sonore et de scie musicale, unique artisan de sa profession dans toute la France.b82cb15d5a2155af5199e9ab5e319da8.jpge77272e17e184a1a847a7d48fe3038c8.jpgf5f22921f748afdc6942673755c8eddc.jpg D'ailleurs, si vous tapez scie musicale sur un quelconque moteur de recherche, vous trouverez très vite  le site d'Alexis. Et comme ça faisait déjà un moment que je voulais parler de la scie musicale, ça tombe on ne peut mieux. Voici une courte description de la lame sonore trouvée sur le site d'Emmanuel Brun, l'un des rares virtuoses de l'instrument.

    La lame sonore, aussi appelée " scie musicale " est une simple lame d'acier de largeur progressivement décroissante (style scie égoïne).

    Il est possible, en lui imposant une certaine inclinaison, d'en tirer des sons étranges et fascinants qui, convenablement maîtrisés, peuvent devenir sublimes et provoquer chez les auditeurs, une impression profondément relaxante dont les bienfaits sont, d'ailleurs, utilisés en " musicothérapie ".

    Le musicologue Carl de Nys a trouvé trace de cet instrument dans un catalogue datant de 1890.

    Durant le début du 20ème siècle, la scie fut utilisée surtout pour des artistes de music-hall. Malheureusement, leur niveau technique insuffisant donnait bien souvent une idée fausse et dérisoire de cet instrument.

    Toutefois, le grand compositeur Arthur Honegger l'a utilisé d'une manière très envoûtante dans son " Antigone ".

    Il fallut attendre 1948 pour que paraisse une nouvelle méthode dont l'auteur, Jacques Keller. expose une technique nouvelle et révolutionnaire donnant au maniement de l'archet (violoncelle ou violon) un rôle prépondérant pour entretenir et moduler les sons en nuances les plus subtiles.

    En attendant plus d'infos sur ce drôle d'instrument, voici quelques extraits à écouter trouvés sur le site d'Emmanuel Brun :
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