Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Chercheurs de sons

  • Trompettes

    Ils sont nombreux, environ une soixantaine, et s'éclatent à souffler dans leurs drôles de trompinettes en plastique, carton et papier... Je ne sais pas de quel pays ils viennent mais ces enfants jouant de la musique sur des instruments de récup'  sont admirables....

  • Matteo Nasini et les harpes éoliennes

    Matteo Nasini est un artiste et sculpteur sonore italien né en 1976 qui vit et travaille à Rome et qui développe depuis plusieurs années un travail autour des instruments éoliens. "The Sudden Gust" présente une sélection d'enregistrements de harpes éoliennes « jouées » par le vent sur disque vinyle, ainsi qu'un livre d'images grand format liés à la pratique sonore et visuelle que l'artiste développe depuis plusieurs années autour du « son éolien ».

    Matteo Nasini, harpe éolienne

    Matteo Nasini, harpe éolienne

    Matteo Nasini, harpe éolienne

    Matteo Nasini, harpe éolienne

  • Le celloridoo

    Aidin Ardjomandi est un designer iranien qui a inventé un instrument de musique hybride, le celloridoo, croisement entre le violoncelle et le didgeridoo. C'est en préparant sa maîtrise en design industriel qu'il a eu l'idée de concevoir un instrument de la famille des cordophones, le Faghan, instrument à cordes électrique, qui l'a conduit ensuite à inventer le celloridoo.  En voici une présentation tirée de La Lettre du musicien : Cet instrument destiné aux musiciens créatifs, pour reprendre les mots de son inventeur, implique deux techniques de jeu. Tout d’abord le souffle, avec la technique de la respiration circulaire afin de générer le bourdon sur lequel viendra se poser la mélodie. Ensuite, la technique d’archet et de main gauche, semblable à celle des instruments à cordes frottées classiques, qui permet de jouer des notes. Le Celloridoo est équipé de quatre cordes et d’une touche sans frettes. Située à l’extrémité basse, la caisse de résonance (fabriquée en érable et recouverte de résine epoxy) sert à stabiliser l’instrument sur le sol et à amplifier le son des cordes et du souffle, tandis qu’un petit trépied supporte le pavillon qui est désolidarisé de la touche en ébène. L’invention s’est vu décerner la médaille de bronze lors de l’édition 2015 du concours “A Design Award”.

     

  • The Array Nail Violin

    Je partage la vidéo postée il y a quelques jours sur facebook par l'ami José Le Piez. On y découvre le Array Nail Violin inventé et joué par Bill Wesley, un instrument électroacoustique composé de clous accordés. Le musicien enduit ses doigts de colophane puis frotte  les têtes des clous pour produire les notes.

    Array Nail Violin

    Lire la suite

  • Symphonie déconcertante

    Avec pas mal de retard, je relaie la publication de l'excellent blog Beyond the coda. Il s'agit d'une video de Jean-Michel Roux sur une conception de Jean-Pierre Lentin. Elle a été diffusée en décembre 1993 dans l'émission L'oeil du cyclone. Un beau panorama de chercheurs de sons, Hermeto Pascual, Bernard Baschet, Frédéric Le Junter, Jean-Claude Chapuis, Michel Deneuve, Jacques Rémus, Peter Sinclair, Jean Weinfeld, Patrice Moullet, Nicolas Frize, Goa et François Bourlier, Clara Rockmore, Jacques Dudon, Hans Reichel, Michel Moglia, et d'instruments extraordinaires, le lithophone, le cristal, le percuphone, les disques photosoniques, l'harmonica de verre, le theremin, l'orgue à feu...

  • Taishokoto

    Le Taishokoto ou Nagoya harp est un instrument acoustique japonais inventé il y a environ une centaine d'années. Sorte de banjo indien il se compose d'une longue caisse de résonance sur laquelle sont enfilées un certain nombre de cordes. Il s'agit d'un instrument de type épinette des Vosges ou dulcimer. On gratte les cordes de la main droite et on crée les accords à la main gauche grâce à un clavier à boutons type clavier de machine à écrire. Il existe également des versions électrifiées de l'instrument. Il est devenu très populaire en Inde et en Indonesie sous le nom de bulbul tarang, mais est toujours joue au Japon, principalement par des orchestres.

    taishokoto

    taishokoto

     

  • Gaspar Nali

    Des hommes-orchestres il en existe partout dans le monde, comme j'ai eu l'occasion de le montrer il y a quelques années déjà. Le malawien Gaspar Nali appartient à cette famille hétéroclite de musiciens-inventeurs. Accompagné d'un instrument unique : une « guitare » de deux mètres de long à une corde qu’il a nommée le Babatoni, il a enregistré en juillet 2015 son premier album, A Bale Ndikuwuzeni,  chez Spare Dog Records, un label basé à Bristol. La musique est exclusivement disponible en téléchargement.

    Gaspar Nali, babatoni, one man band, homme-orchestre

    Gaspar Nali, babatoni, one man band, homme-orchestre

    Gaspar Nali, babatoni, one man band, homme-orchestre

  • The sound of empty space

    "The sound of empty space" est une installation sonore créée par le compositeur israelien Adam Basanta installé à Montréal, qui explore les sons harmoniques qui se produisent lorsqu'un effet de  feedback est généré entre des microphones, des enceintes et un environnement acoustique contrôlé.

    Adam Basanta, installation sore

    Adam Basanta, installation sonore

    Adam Basanta, installation sonore

    Adam Basanta, installation sonore

  • Tree Guitar


    Yuto Hasebe est un artiste, designer et guitariste, né à Nagoya, qui vit et travaille au Japon. Il élabore un art hybride et explore les relations entre les êtres humains et la nature, l'art basé sur le temps, le design biomimétique, sonore et acoustique. Son oeuvre principale, intitulée Guitar Tree, est directement influencée par les formes de la nature comme les arbres et les vaisseaux sanguins. Il a créé un instrument à cordes prolongé par une ramification de branches. Ses performances se déroulent le plus souvent  dans des forêts de bambou japonais.

    yuto hasebe,tree guitar

     

     

  • Yaybahar

    Après une année d'interruption, Chercheurs de sons revient sur le devant de la scène avec en bruit de fond les sons profonds et magnifiques du Yaybahar.

    Conçu par le compositeur et designer turc Tur Görkem Sem, le Yaybahar semble remonter à la nuit des temps. Pourtant sa création est très récente. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer lorsqu'on l'entend pour la première fois, il s'agit d'un instrument entièrement acoustique.

    Yaybahar by Görkem Şen from Olgu Demir on Vimeo.

    Voic comment Olgu Demir, réalisateur de la vidéo de présentation de l'instrument explique son fonctionnement :« Les vibrations des cordes sont transmises par les ressorts hélicoïdaux aux tambours montés sur cadre. Ces pulsations sont transformées en son par les membranes qui font écho sur les ressorts. Il en résulte une expérience d’écoute unique avec un son surround hypnotique. »

    Yaybahar, Tur Görkem Sen

    Yaybahar, Tur Görkem Sen

    Yaybahar, Tur Görkem Sen

  • Cause and Nature of Sound

    Aernoudt Jacobs, installation sonore

    Comme certains fidèles abonnés ont pu le remarquer, ce blog est en sommeil depuis  quelques mois. Pas l'envie qui manque ni les infos, mais le temps. Aussi, de loin en loin, par à-coups, soudainement, un nouveau post apparaîtra... Et aujourd'hui, fort à propos, en voici un tout chaud ou presque, débusqué lors d'une pérégrination webesque aventureuse. Du 15 janvier au 22 février 2014 se tiendra au Bon Accueil, Cause and Nature of Sound, première exposition française de l'artiste belge Aernoudt Jacobs, coproduite avec Overtoon. Cette exposition s'inscrit dans le cadre de On the Sensations of Tone, commissionné par Damien Simon, une série d'expositions et de résidences dédiées à la relation entre le son dans les arts visuels et l'histoire de l'acoustique, axée sur les instruments scientifiques et les collections historiques de l'apparatus scientifique du 19ème siècle.

    Aernoudt Jacobs, installation sonore

    Photophon #1 d'Aernoudt Jacobs est une installation sonore basée sur une recherche acoustique intensive de l'effet photo-acoustique. L'effet photo-acoustique est basé sur les phénomènes d'énergie rayonnante. Une source de lumière forte peut être convertie en une onde sonore dûe à l'absorption et l'excitation thermique. Ces ondes sonores sont provoquées par des variations de pression. L'effet photo-acoustique a été découvert au 19ème par Alexander Graham Bell. Ce dernier a ensuite utilisé une bougie, la lumière du soleil, et les premières formes de l'électricité afin d'amplifier le son.

    Aernoudt Jacobs, installation sonore

     

    Photophon propose une nouvelle manière de générer des sons sans l'utilisation de l'amplification électronique. La lumière crée assez d'énergie pour produire des sons. Un certain nombre d'objets photophoniques quasi identiques jouent un ton variable de la fréquence fondamentale de 523Hz. Ces sons sont créés à partir de lasers blancs qui projettent de forts faisceaux de lumière à travers un disque rotatif qui hache ces faisceaux en petits fragments. Les fragments produisent alors des sons dans chaque objet photophonique. La tonalité de l'installation aura un décalage constant dans le temps et une structure vibrante micro-tonale variable.

    Aernoudt Jacobs, installation sonore

  • Jardins sonores

    La Borie

    Un peu par hasard, j'ai découvert cet été les Jardins sonores de La Borie, dans le Limousin. J'ai été emballé par ce très beau lieu de création pour la musique et les arts du son, qui a ouvert ses portes le 1er juin 2013. Ce jardin qui s'étend sur 14 hectares, non loin de la commune de Solignac, à 4 km de Limoges,  a été conçu par 10 artistes sonores: Louis Dandrel, Emma blanc, Patrick Rimoux, Jean-Luc Thomas, Gilles Valette, Pierre Lagedamon, Gérard Borde, Pierre Perraud, Isabelle Depret-Bixio. En se promenant, on découvre, fondu dans une végétation émergente et choisie, diverses sculptures sonores : orgue à eau, percussions aquatiques, carrousel à eau, gueuloir, ... L'ensemble est attrayant, mais malheureusement, les machines ne fonctionnent pas toujours correctement. Après discussion avec la personne responsable des entrées, il semble que ces petits dysfonctionnements seront très vite corrigés. On se prend à rêver à ce que ces jardins deviendront dans quelques années, après des heures d'arrosage et de soins : une jungle sonore  organisée où il fera bon se promener, tous les sens en éveil !

    La Borie

    La Borie

  • Zic Zazou

    Zic Zazou

    J'avoue que je suis passé à côté de Zic Zazou, ce groupe de 9 musiciens comédiens chanteurs artisans et inventeurs, qui affiche déjà  30 années d'existence au compteur. Raison de plus pour ratraper le temps perdu en vous disant quelques mots sur cette formation atypique. Un peu d'histoire pour commencer. Zic Zazou a débuté sa carrière en 1987, puis s'est professionnalisé en 1992. Tous les musiciens sont originaires d'Amiens et contrairement à la plupart des groupes encore en activité, le line up n'a pas bougé depuis l'origine. Leurs spectacles ont été montrés en France et dans le monde entier. Je n'ai malheureusement jamais assisté à un de leurs spectacles. Mais j'ai pu visionner les videos tirées du DVD "Brocante sonore & autres dingueries" et je n'ai pas été déçu du voyage. Car c'est bien de "voyage" dont il est question ici. Un voyage au pays des sons et des mécanismes, une plongée au coeur d'une brocante sonore jubilatoire, où le moindre objet du quotidien devient source bruitiste et sculpture. Une parfaite rencontre entre l'art sonore, les arts visuels et les arts de la scène. Dans ce capharnaum organisé, dans ce petit monde sonique, les hommes sont les artisans d'une chorégraphie minutieusement calibrée. Les gestes se répondent, s'entrecroisent et s'imbriquent, créant un ballet mécanique digne des inventions d'un Charley "Bricolo" Bowers ou d'un Charles Chaplin. Un petit bijou de poésie musicale en mouvement. On en reparle bientôt...

    Zic Zazou

  • Insolutherie

    nouvelle lutherie

    Un nouveau blog sur la toile, entièrement dédié aux nouvelles lutheries, on n'en rencontre pas tous les jours ! Celui-ci s'intitule Insolutherie et a pour sous-titre : insolente, insolite, la nouvelle lutherie ! Le webmaster, Bertrand Backeland, est bibliothécaire musical à la Médiathèque de Bruxelles. Même si le blog vient visiblement de démarrer, on y trouve déjà quelques posts intéressants, en particulier ceux sur les ressorts amplifiés d'Olivier Toulemonde, l'orgue de bois de Denis Tricot et le tahru du luthier Peter Biffin, dont on lira l'interview avec intérêt.  En résumé, un blog à suivre... de près !

    tahru,Peter Bibbin

    Tahru de Peter Biffin

  • Tricks #6

    Ingo Insterburg

    Ingo Insterburg

    Le N°6 de Tricks, nouveau show musical de Tracky Birthday et Hasi International sur Arte, est consacré aux instruments bidouillés. On y trouve du circuit bending et des instruments légumes, avec le Vegetable Orchestra. Le coeur de l'émission est consacré à Ingo Insterburg, comique, chanteur et multinstrumentiste. présent sur le plateau, il présente quelques-uns de ses créations : la harpe dont le cadre est une lunette de WC ; une guitare et un violon construits à partir de noix de coco, un saxophone en tuyau d'évacuation de machine à laver. Une fois de plus, le choix des artistes et des instruments n'est pas neutre. C'est l'aspect pittoresque et anecdotique qui a été privilégié. Ce qui ne veut pas dire que les créations présentés soient sans intérêt, mais qu'il aurait été intéressant de montrer en parallèle des objets sonores plus élaborés. je pense par exemple aux installations de Pierre Bastien ou de Frédéric Le Junter, ainsi qu'à l'OMNI ou à la Stretch Machine de Patrice Moullet, comme cela avait été le cas lors de l'émission spéciale Tout va bien dans mon son  sur Direct 8 à laquelle j'ai participée.

    Vegetable Orchestra

    The Vegetable Orchestra

    Comme il semble que le code embed ne fonctionne pas, pour voir la video de Tricks, il suffit de cliquer ici.

  • Bruisme

    Bruisme

    A ne pas manquer les 28, 29 et 30 juin, la troisième édition de Bruisme, festival des musiques, organisé par l'association Jazz à Poitiers. Le texte de présentation du festival en dit beaucoup sur la volonté des organisateurs de ne pas se laisser enfermer : Entendre quoi ? Des musiques libres...mais libres de quoi ? Libres de plaire ou de ne pas plaire. C'est déjà beaucoup. Liberté de parole, de ton, sans souci du qu'en-ouïra-t-on. Et l'édito enfonce le clou : Arrêtons-là les vaines tentatives d’étiquetage, Bruisme c’est un festival de musique, donc. Et de toutes les musiques, surtout. Mais différentes... Avec pour seul mot d’ordre l’envie de faire découvrir aux oreilles curieuses des pratiques pas tout à fait pareilles que dans pas mal d’ailleurs. Sans vouloir révolutionner à tout prix, juste donner à entendre du différent. Remettre en question quelques certitudes sur la chose musicale, cette matière qui commence à sérieusement dater, au point parfois de ne plus toujours surprendre assez. Des trucs qui ne datent pas d’hier (rock, hip hop, jazz, impro... de ce côté là, rien de neuf sous le soleil, ces musiques qu’on dit actuelles), qui ne revendiquent pas un demain, mais qui, entre les mains de quelques empêcheurs d’écouter en rond,offrent l’occasion de sortir du crincrin quotidien. Bruisme, ça pourrait être ça, tout simplement, un bon coup de plumeau dans les oreilles..

    Super-Jean-François Plomb

    Installation sonore de Super-Jean-François Plomb

     

    Côté programmation, beaucoup de choses intéressantes. Samedi 29 juin à 19h verra le retour de Pied Gauche aka Super Jean-François Plomb : solo lo-fi joué sur deux toms, une basse à une corde animée par un moteur d'essuie-glace armé de baguettes et piques à brochettes, une seconde basse jouée par un humain et un amortisseur vibrant + une batterie-robot. Le même jour à 21h, les quatre acolytes de Wabla feront leur entrée. L'un d'entre eux, Thierry Madiot, n'est pas inconnu des lecteurs de ce blog. En juin de l'an dernier, j'y ai présenté Ziph, premier enregistrement de musique pour trompe et ballons. Pour Bruisme, Thierry Madiot, épaulé de David Bausseron, Yanik Miossec, Christian Pruvost, interprèteront une musique de drones lancinants, équipés de rouleaux de plastique vrillés en forme de trompes télescopiques qui peuvent s’étirer sur une longueur de 1 à 20 mètres, et de deux compresseurs, véritables poumons d’acier pour alimenter cette tuyauterie.

    Wabla

    Wabla

    Le même jour à 21h, Sophie Agnel, pianiste très impliquée dans les musiques improvisées, jouera sur cordophone, rencontre élaborée entre un cadre de piano et un manche de basse. Le cordophone est né du rêve de la pianiste de jouer sur un instrument qui la surprendrait tant par ses sonorités que par son jeu même. Le GMEA et le luthier Laurent Paquier ont concrétisé ce rêve et le cordophone électroacoustique est né.

    Enfin, vendredi 28 juin à 18h au Confort Moderne, il serait dommage de ne pas assister à  la présentation de l'atelier Script Geometry, mené par Thomas Tilly avec le SPIP ( Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation)  autour de la reconstitution de Rainforest, composition-installation de David Tudor qui tente de restituer à partir de divers matériaux sonores l’effervescence acoustique d’une forêt tropicale.


  • Sans voix

    Yannick Lemesle,méli-melophone

    En attendant une video, voici quelques photos prises par Eliane Vauclare dimanche 2 juin à l'atelier cinq, Arles, lors de la lecture du récit sonore "Asonie" de Gérard Nicollet par Jacques Barville, mis en sons par Yannick Lemesle, méli-melophone, stylophone, live electronics, et Gérard Nicollet, générateurs de basse fréquence, buddha machine, gristleism, mantra machine, platines.

    jacques barville,Yannick Lemesle,gérard nicollet, méli-melophone, générateurs de fréquence

    jacques barville,Yannick Lemesle,gérard nicollet, méli-melophone, générateurs de fréquence

    jacques barville,yannick lemesle,gérard nicollet,méli-melophone,générateurs de fréquence

    jacques barville

  • Le retour des dessicateurs

    Frédéric Le Junter

    Dessicateur, vous avez dit "dessicateur" ! Mais qu'est-ce donc qu'un dessicateur ? Après enquête sur la toile, on découvre qu'un dessicateur est (selon la définition wikipediesque) : un équipement servant à protéger des substances contre l'humidité. Au laboratoire, il est constitué d'une cuve circulaire surmontée d'un couvercle ; l'ensemble est en verre épais ou en polycarbonate. La liaison des deux parties peut être réalisée par un rodage en verre ou un joint torique en élastomère. Certains modèles sont équipés d'une prise de vide avec robinet.

    L'exposition "Le retour des dessicateurs"

    Durant plus d'un siècle, des tonnes de toisons de moutons venues d'Australie, d'Afrique ou d'Amérique du Sud étaient déchargées sur les quais de Dunkerque avant de prendre la route de Roubaix où la laine était analysée dans les conditions afin de définir son prix. Les laborantins contrôlaient sa résistance, son élasticité et surtout le pourcentage d'humidité dans la fibre de laine grâce à un appareil appelé dessiccateur.

    Frédéric Le Junter



    Dans les Corps de garde de Gravelines, à l’occasion de Dunkerque 2013, Capitale régionale de la Culture, trois artistes sont invités à réinterpréter le processus de dessiccation : Adelin Schweitzer, Frédéric le Junter et le collectif poético-urbain Les Saprophytes.

    En regard de leurs créations, sera présentée une pièce authentique datant des années 50, telle qu’elle a pu fonctionner dans la salle de la Verrière de La Condition Publique. L’exposition sera présentée à la Condition Publique du 1er au 12 juin 2013, et à La Friche de la Belle de Mai de Marseille en 2014.